Verdict immédiat. Dix ans de prison ferme et deux millions de francs CFA d’amende sanctionnent un conducteur de taxi-moto reconnu coupable de viols répétés sur sa belle-fille de 12 ans, après un flagrant délit déclenché par un membre de la fratrie. Selon Bip Radio, surpris en pleine agression par le frère aîné de la victime, l’homme tente de fuir. La course s’interrompt rapidement : interpellation, garde à vue, puis comparution devant la juridiction spéciale qui retient l’ensemble des charges.
Le 5 novembre 2025 au matin, à Parakou, l’adolescente subissait une nouvelle fois des rapports sexuels imposés dans le domicile familial. Orpheline de père, déscolarisée, elle vivait avec sa mère, ses frères et sœurs et le compagnon de celle-ci, également père d’un enfant de deux ans environ. Selon les éléments exposés à l’audience, les absences répétées de la concubine et des autres enfants ouvraient la voie aux agressions. Quatre passages à l’acte ressortent du dossier. L’intervention du frère aîné interrompt la série. L’alerte donnée aux proches précipite la fuite du suspect, rattrapé peu après. Durant l’enquête, il passe aux aveux tout en évoquant un envoûtement supposé.
La mère renonce à se constituer partie civile, invoquant l’existence d’un enfant né de son union avec le prévenu. L’action publique suit néanmoins son cours, la protection d’une mineure relevant de l’ordre pénal. Déclarations de la victime, témoignage du frère et aveux consignés forment l’ossature du dossier. Promiscuité forcée, déscolarisation, isolement prolongé avec un adulte : ces éléments apparaissent au fil des débats comme des facteurs d’exposition. Leur détection précoce conditionne souvent la révélation des faits.


« tout en évoquant un envoûtement supposé. »
La faute au vaudoun. Il n’assume même pas les faits