Bénin : l'Union africaine condamne l'attaque terroriste du poste militaire de Kofouno

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné fermement, le 6 mars 2026, l’attentat terroriste qui a coûté la vie à quinze soldats des Forces armées béninoises deux jours plus tôt, au poste militaire de Kofouno, dans la commune de Karimama, au nord-est du Bénin. L’attaque, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), constitue l’une des plus meurtrières jamais enregistrées sur le sol béninois.

Quinze soldats tués, une riposte aérienne engagée

Le 4 mars en fin de journée, des hommes armés ont lancé un assaut contre la position militaire de Kofonou, située dans le département de l’Alibori, à proximité de la frontière avec le Niger. Le bilan officiel, communiqué par le porte-parole de l’armée béninoise, le colonel James Johnson, fait état de quinze militaires tués et de quatre blessés dont le pronostic vital n’est pas engagé. Après l’attaque, les Forces armées béninoises ont déployé des aéronefs pour intercepter la colonne d’assaillants en repli, neutralisant quatre combattants comme nous l’avons annoncé plus tôt dans un de nos articles.

L’UA appelle à l’opérationnalisation de la brigade régionale

Dans sa déclaration publiée le 6 mars, Mahmoud Ali Youssouf a exprimé ses condoléances aux familles des soldats et au gouvernement béninois, et a réaffirmé « la pleine solidarité de la Commission » avec le Bénin. Au-delà de la condamnation, le responsable de l’UA a formulé un appel à une « mobilisation collective renforcée » face à la persistance de la menace terroriste dans la région.

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Il a salué les consultations en cours au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) visant à accélérer la mise en place opérationnelle de la brigade régionale de la Force africaine en attente. Ce dispositif, prévu par l’architecture de paix et de sécurité de l’UA, est jusqu’ici resté largement inactif en Afrique de l’Ouest malgré la dégradation sécuritaire au Sahel et dans les pays du golfe de Guinée.

Un nord du Bénin sous pression croissante

Le département de l’Alibori, frontalier du Niger et du Burkina Faso, fait l’objet d’incursions régulières de groupes armés depuis 2021. Les autorités béninoises ont progressivement renforcé le dispositif militaire dans la zone, notamment par la création de postes avancés comme celui de Kofonou.

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