Wayne Rooney, ancien international anglais et consultant pour Prime Video Sport, a réagi mardi soir à la décision de la Confédération africaine de football d’attribuer le titre de la CAN 2025 au Maroc. Son intervention est intervenue en marge des rencontres de Ligue des Champions, sur le plateau où il officie régulièrement comme analyste.
Interrogé sur cette décision, l’ancien capitaine de Manchester United a exprimé son incompréhension face au retournement de situation intervenu après la finale. « C’est fou. Si j’étais un joueur marocain, je ne l’accepterais pas. Le Sénégal les a battus équitablement. », a-t-il déclaré.
Une décision administrative qui renverse le résultat sportif
La Confédération africaine de football a attribué le trophée au Maroc à la suite de la finale disputée face au Sénégal, alors que la rencontre s’était initialement soldée par une victoire sénégalaise sur le terrain. Cette décision administrative modifie donc l’issue sportive du match. Les éléments précis ayant conduit à cette relecture du résultat n’ont pas été détaillés publiquement à ce stade par l’instance dirigeante du football africain.
Une décision contestée par le Sénégal
Les autorités sénégalaises du football contestent cette décision et envisagent un recours. La voie du Tribunal arbitral du sport (TAS), juridiction basée à Lausanne et compétente pour ce type de litiges, est évoquée pour contester l’attribution du titre. Une telle procédure pourrait entraîner un réexamen du dossier dans les prochaines semaines, en fonction des éléments présentés par les différentes parties.
Une prise de position qui alimente le débat
La réaction de Wayne Rooney intervient alors que la décision de la CAF continue de susciter des commentaires dans le monde du football. En affirmant que le Sénégal « les a battus équitablement », l’ancien attaquant anglais exprime son point de vue sur l’issue sportive de la rencontre. Le dossier reste ouvert en attendant une éventuelle saisine officielle du TAS, qui pourrait fixer un calendrier de procédure et préciser les délais d’examen du recours.


Ah oui, donc les Sénégalais auraient perdu à cause d’une “simple procédure administrative”. Les pauvres… victimes, encore une fois, d’un monde cruel.
Sauf qu’il faudrait peut-être avoir l’honnêteté de rappeler que cette “procédure administrative” est la conséquence directe d’un comportement de voyous, antisportif, indigne d’une sélection censée représenter une grande nation de football. Mais évidemment, ce détail dérange, donc on le passe soigneusement sous silence.
Et puis, tant qu’on parle des choses qu’on “oublie” de dire, il serait aussi utile de rappeler que le patron de la cellule arbitrale de la CAF était sénégalais, et qu’il y aurait eu ingérence dans les décisions de l’arbitre. Là encore, étrange amnésie collective. À croire que certains faits deviennent invisibles dès qu’ils ne servent plus le récit victimaire.
Quand le Maroc, lui, a été lésé, voire carrément volé, il n’y avait soudain plus beaucoup de moralistes pour s’indigner. Pourtant, c’est tout un peuple qui a été irrespecté. Un pays qui a offert au continent et au monde l’une des meilleures CAN de l’histoire, et qui a été traité avec un mépris insupportable. Mais là, bizarrement, cela ne semblait gêner ni les donneurs de leçons, ni les amoureux autoproclamés de l’équité.
Et maintenant que les règlements sont appliqués strictement, cela devient un drame ? Quelle comédie. Quand l’injustice frappe les autres, on applaudit ou on se tait. Quand la règle finit par rattraper son propre camp, on découvre soudain les grands principes, la morale, l’éthique et le scandale. C’est toujours fascinant de voir à quelle vitesse certains passent du statut de bénéficiaires très discrets à celui de martyrs très bruyants.
Au fond, ce qui dérange aujourd’hui, ce n’est pas l’injustice. Ce qui dérange, c’est simplement de ne plus en profiter.