FINAB 2026 au Bénin : Les fruits portent la promesse des fleurs

La quatrième édition du Festival International des Arts du Bénin (FINAB) s’est achevée dimanche 1er mars 2026 à Cotonou après dix jours de spectacles, de rencontres professionnelles et d’échanges culturels. Lancé le 20 février par le comité d’organisation conduit par le promoteur Ulrich Adjovi, l’événement a réuni artistes, opérateurs culturels et professionnels venus de 17 pays.

Durant cette période, concerts, défilés de mode, conférences, formations et rencontres professionnelles ont rythmé la programmation. Les organisateurs avaient annoncé une édition axée à la fois sur la diffusion artistique et le renforcement des capacités des acteurs du secteur culturel. Au terme du festival, les différentes activités prévues ont été menées, confirmant l’orientation donnée à cette édition.

Un programme artistique marqué par des collaborations internationales

La programmation artistique s’est déployée sur plusieurs sites de la capitale économique. Des concerts, expositions et défilés ont permis de mettre en avant des artistes béninois et étrangers invités pour l’occasion. La FINAB Fashion Week, organisée le 22 février, a constitué l’un des temps forts du festival. L’événement a réuni plusieurs créateurs africains et internationaux, avec la participation du styliste nigérien Alphadi en qualité d’invité d’honneur.

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L’édition 2026 a également introduit des journées culturelles consacrées à certains pays partenaires. Le Nigeria Day et le Togo Day ont offert des vitrines dédiées à la musique, à la mode, aux arts plastiques et à la gastronomie de ces pays. D’autres séquences culturelles ont mis en avant des coopérations avec plusieurs communautés présentes au Bénin, dont celle du Maroc. La présence d’artistes et de délégations culturelles venues notamment du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mozambique, du Brésil, de la France, des États-Unis et du Canada a contribué à la dimension internationale du rendez-vous.

Des rencontres professionnelles pour structurer les industries culturelles

En parallèle de la programmation artistique, le festival a accueilli un programme de rencontres professionnelles destiné aux acteurs des industries culturelles et créatives. Près d’une cinquantaine de sessions ont été organisées sous forme de masterclass, conférences, formations et rencontres de réseautage.

La masterclass consacrée aux stratégies de revenus dans les industries culturelles a réuni le producteur Adams, le consultant béninois Didas Vodounou et Guillaume Fagbohoun de Scornight Music, sous la modération de Hervé Riesen, directeur adjoint de FIP Radio France. Les échanges ont porté sur les mécanismes de génération de revenus, la structuration des carrières artistiques et l’évolution des modèles économiques liés au numérique.

Les formations proposées durant le festival ont également abordé les politiques culturelles, l’économie des arts et les conditions nécessaires à l’industrialisation du secteur. L’objectif affiché par les organisateurs était de fournir aux professionnels locaux des outils pratiques pour renforcer la gestion et la diffusion de leurs productions.

Des rencontres destinées à développer les réseaux culturels

Les speed meetings ont favorisé les échanges entre professionnels béninois et acteurs internationaux du secteur culturel. Parmi les personnalités présentes figuraient Babylash Ndiaye, président du réseau Arterial Network, Alex Sawadogo, délégué général du FESPACO, l’artiste-producteur Didier Awadi et Noël Vitin, représentant de l’Institut français.

Ces rencontres visaient à faciliter la création de partenariats, l’accès à des circuits de diffusion internationaux et le développement de projets communs. Un panel consacré à la circulation des œuvres africaines sur les scènes internationales a également réuni Alex Sawadogo, Hervé Riesen, Didier Awadi et l’économiste du patrimoine Jérémié Zanmassou, avec une modération assurée par le spécialiste en management culturel Moustapha Ahounou.

Un autre échange a porté sur la danse comme outil de création et de transmission. Chorégraphes et pédagogues d’Afrique, d’Europe et d’Amérique latine ont discuté des enjeux liés à la formation et à la structuration des compagnies.

Une participation internationale et une ouverture vers la diaspora

La quatrième édition du FINAB a également accueilli plusieurs participants issus de la diaspora africaine. Des ateliers, des rencontres professionnelles et des visites de sites historiques ont été organisés afin de permettre aux invités étrangers de découvrir le patrimoine culturel et touristique du Bénin.

Le village du festival a constitué un espace de rencontre entre artistes, visiteurs et opérateurs culturels. Les stands de gastronomie et d’artisanat ont permis aux festivaliers venus d’Europe, d’Amérique et d’autres régions du continent africain de découvrir différentes spécialités culinaires et expressions culturelles.

Créé à l’initiative d’Ulrich Adjovi pour doter le Bénin d’un rendez-vous culturel d’envergure internationale, le Festival International des Arts du Bénin ambitionne de s’inscrire durablement parmi les grands événements culturels de la sous-région. La clôture de cette quatrième édition ouvre désormais la perspective de la prochaine programmation du festival, dont les organisateurs devraient annoncer les orientations lors des préparatifs de l’édition suivante.

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