Ghana : Huawei s'engage à former 3 000 jeunes filles à l'intelligence artificielle

Le géant technologique chinois Huawei et le gouvernement ghanéen ont signé un accord de formation en intelligence artificielle destiné à 3 000 jeunes filles inscrites au programme national « Girls in ICT ». Le partenariat a été officialisé lors du Mobile World Congress 2026, qui s’est tenu à Barcelone.

Dans le cadre de cet accord, Huawei dispensera gratuitement un module de formation accélérée en IA aux participantes du programme « Girls in ICT », une initiative portée par le ministère ghanéen de la Communication, des Technologies Numériques et de l’Innovation pour renforcer la place des femmes dans le secteur technologique. À l’issue de cette formation, les bénéficiaires rejoindront le programme gouvernemental « One Million Coders », destiné à approfondir leurs compétences numériques.

« Avec l’arrivée de Huawei, nous allons mettre en place un programme accéléré de développement des compétences en IA », a déclaré le ministre Nartey George, décrivant cette démarche comme une stratégie de développement des talents en amont de la croissance de l’économie numérique du pays.

Un accord ancré dans un investissement national de 250 millions de dollars

Ce partenariat ne constitue pas une initiative isolée. Il s’inscrit dans un plan d’investissement ghanéen de 250 millions de dollars consacré au développement des infrastructures et des technologies d’IA rapporte Business Insider Africa. La formation des jeunes filles représente ainsi l’un des volets humains de cette stratégie nationale, qui vise à doter le pays d’une main-d’œuvre qualifiée dans les technologies émergentes.

L’Afrique face à l’urgence de l’IA

La décision du Ghana intervient alors que les économies africaines multiplient les initiatives pour ne pas manquer le virage de l’intelligence artificielle. Ces dernières années, plusieurs gouvernements du continent — dont le Kenya, le Rwanda ou le Sénégal — ont lancé des stratégies nationales en IA, conscients que le retard d’investissement dans ce domaine pourrait creuser davantage les écarts avec les économies avancées. Pour le Ghana, former dès maintenant une génération de femmes aux outils de l’IA répond à ce double impératif : réduire la fracture numérique de genre et anticiper les besoins d’un marché du travail en pleine transformation.

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Les sessions de formation dans les trois régions ciblées devraient se tenir dans le courant de l’année 2026, selon le calendrier établi par le ministère ghanéen de la Communication.

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