Le département de la Défense des États-Unis examinerait plusieurs options militaires contre l’Iran, selon le média américain Axios, qui cite deux responsables américains et deux sources informées. Ces scénarios incluraient des opérations terrestres et une nouvelle campagne de bombardements à grande échelle, dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Téhéran.
D’après Axios, quatre pistes principales seraient actuellement étudiées par le Pentagone. La première viserait l’île de Kharg, principal terminal pétrolier du pays, par lequel transite une large majorité des exportations iraniennes. Une autre option concernerait l’île de Larak, position stratégique permettant de surveiller et d’influencer le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz. Un troisième scénario porterait sur la prise de l’île d’Abu Musa ainsi que de deux îlots situés à l’entrée occidentale du détroit. Enfin, un blocus maritime ciblant les exportations pétrolières iraniennes serait également envisagé.
Des positions clés pour le contrôle du détroit d’Hormuz
Ces différentes options se concentreraient sur des zones sensibles pour l’approvisionnement énergétique mondial. Le détroit d’Hormuz constitue un passage stratégique reliant le Golfe persique aux marchés internationaux. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), près de 20 % du pétrole consommé dans le monde y transite, ce qui en fait un point de tension majeur en cas d’opération militaire.
Ces scénarios interviennent alors que la pression s’est accrue ces derniers jours sur les positions maritimes iraniennes. Le 23 mars, l’Iran a averti qu’une attaque visant ses côtes ou ses îles du sud pourrait entraîner la pose de mines et une fermeture du Golfe à la navigation, selon l’agence Reuters, qui cite les médias d’État iraniens.
Des options élargies à des frappes en profondeur
Axios indique également que des plans plus étendus seraient étudiés. L’armée américaine envisagerait une opération terrestre en profondeur sur le territoire iranien afin de sécuriser environ 400 kilogrammes d’uranium enrichi. Une autre option consisterait à rendre ce stock inaccessible par des frappes ciblées. Aucune confirmation officielle n’a été apportée par le Pentagone à ce stade.
Le président des États-Unis, Donald Trump, n’aurait pas encore arrêté de décision. Selon Axios, il envisagerait une escalade en cas d’échec des négociations en cours avec Téhéran et aurait fixé un délai jusqu’à vendredi pour parvenir à un accord.
Les tensions actuelles s’inscrivent dans une séquence amorcée fin février, marquée par des frappes menées par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien, ayant coûté la vie à plusieurs hauts responsables militaires. L’évolution de la situation dépend désormais de l’issue des discussions en cours et d’une éventuelle décision américaine dans les prochains jours.

