Jeudi 26 mars 2026, Moscou a démenti tout envoi de drones militaires vers l’Iran, contredisant un article du Financial Times selon lequel la Russie serait sur le point de finaliser l’expédition de ces équipements. Lors d’un point‑presse quotidien, le porte‑parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié l’information de trompeuse, affirmant que “beaucoup de mensonges circulent actuellement dans les médias”.
Démenti russe face aux allégations du Financial Times
Le Financial Times avait rapporté, en s’appuyant sur des sources de renseignement occidentales, que des discussions entre hauts responsables russes et iraniens auraient abouti à la préparation d’un envoi de drones et autres fournitures, qui serait sur le point d’être finalisé à la fin du mois de mars 2026.
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L'Europe menacée : la Russie installe quatre bases de drones longue portée en BiélorussieSelon ces sources, l’envoi prévu inclurait des véhicules aériens sans pilote ainsi que des produits médicaux et de l’aide alimentaire, marquant ce qui pourrait être la première livraison d’armements russes à l’Iran depuis le début du conflit opposant la République islamique aux États‑Unis et à Israël.
Interrogé sur ces affirmations, M. Peskov a déclaré : “il y a beaucoup de mensonges qui circulent en ce moment. Les médias impriment beaucoup de faux, il ne faut pas y prêter attention”, tout en reconnaissant que des discussions se poursuivent entre les dirigeants russes et iraniens.
Cadre des tensions et implications régionales
La guerre au Moyen‑Orient, déclenchée fin février par des frappes conjointes des États‑Unis et d’Israël contre des positions iraniennes, a intensifié les inquiétudes internationales quant à l’élargissement du conflit. L’Iran a répliqué par des attaques à l’aide de drones et de missiles dans plusieurs pays du Golfe, perturbant des infrastructures énergétiques et les routes maritimes stratégiques autour du détroit d’Ormuz. Les accusations du FT, si elles s’avéraient exactes, marqueraient un tournant dans le soutien militaire de Moscou à Téhéran depuis le début des hostilités régionales.
