L’Espagne interdit à l’aviation militaire américaine d’accéder à son espace aérien pour toute opération liée à la guerre en Iran. Cette décision a été annoncée lundi 30 mars 2026 par la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, confirmant une mesure rapportée en premier lieu par le quotidien El País sur la base de sources militaires.
Une interdiction qui s’étend aux bases espagnoles
La fermeture de l’espace aérien s’accompagne d’une interdiction parallèle d’utiliser les installations militaires américaines situées en Espagne continentale. Les bases aériennes de Rota en Andalousie et de Morón de la Frontera, qui accueillent depuis des décennies une présence américaine importante, sont désormais fermées aux opérations liées au conflit iranien.
Robles a détaillé cette position en déclarant aux journalistes : « Ni les bases ne sont autorisées, ni l’utilisation de l’espace aérien espagnol n’est autorisée pour toute action liée à la guerre en Iran. » La ministre a qualifié le conflit de « profondément illégal et profondément injuste », justifiant une posture que Madrid maintient depuis les premières frappes aériennes en février dernier.
Une opposition isolée au sein de l’Alliance atlantique
La position espagnole se distingue nettement de celle des autres États membres de l’OTAN. Depuis le début du conflit, Madrid s’est refusé à faciliter les opérations militaires américaines en Iran, une démarche rare parmi les alliés européens des États-Unis. Cette résistance a provoqué des tensions diplomatiques, l’administration américaine ayant remis en question les relations commerciales avec l’Espagne.
Le gouvernement espagnol, soutenu par une majorité de citoyens selon les sondages d’opinion, maintient sa ligne de conduite malgré ces pressions externes. L’application de cette interdiction, déjà en vigueur selon les déclarations officielles, pourrait entraîner des discussions ultérieures entre Washington et Madrid sur les implications pour la coopération militaire bilatérale.



