La Russie accuse Londres après une frappe ukrainienne de Storm Shadow à Briansk

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé mardi que l’Ukraine n’aurait pas pu frapper la ville russe de Briansk avec des missiles britanniques Storm Shadow sans une participation directe d’experts du Royaume-Uni. L’attaque a fait six morts et 42 blessés, selon le gouverneur régional Aleksandr Bogomaz.

Six morts et 42 blessés dans la ville frontalière

Briansk, située à une centaine de kilomètres de la frontière ukrainienne, a été la cible d’une frappe impliquant un nombre non précisé de missiles Storm Shadow. Le gouverneur Bogomaz a qualifié l’attaque d’« acte terroriste inhumain » et confirmé que ces missiles, d’une portée maximale de 560 kilomètres, avaient été utilisés. La distance entre Briansk et le territoire ukrainien place la ville bien dans le rayon d’action de ces engins de croisière.

Le bilan humain — six morts et des dizaines de blessés — a été communiqué par les autorités régionales russes, sans que ces chiffres aient été vérifiés de manière indépendante.

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Moscou met en cause Londres, Kiev revendique une cible militaire

Dmitri Peskov a déclaré que la Russie prenait pleinement acte du rôle attribué au Royaume-Uni. L’accusation russe repose sur l’argument technique selon lequel l’emploi des Storm Shadow nécessiterait une assistance opérationnelle britannique — une affirmation que Londres n’a pas commentée dans l’immédiat. L’armée ukrainienne a de son côté indiqué que la frappe visait l’usine Kremny El, un site de production de composants électroniques utilisés dans la fabrication de missiles russes.

Un soutien occidental assumé depuis 2022

Depuis le déclenchement de l’offensive russe en février 2022, le Royaume-Uni figure parmi les principaux fournisseurs d’armements à l’Ukraine. Londres a annoncé la livraison des premiers missiles Storm Shadow en mai 2023, en les présentant alors comme une réponse proportionnée à l’escalade russe. L’autorisation d’utiliser ces missiles contre des cibles sur le sol russe n’est intervenue qu’en novembre 2024, sous le gouvernement de Keir Starmer — une décision qui avait provoqué de vives protestations de Moscou. Les États-Unis, l’Union européenne et leurs alliés ont également apporté un soutien financier, militaire et en renseignement à Kiev, dans le cadre d’une politique coordonnée visant à permettre à l’Ukraine de résister à l’offensive russe.

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