La Russie et les USA discutent de la crise énergétique en pleine guerre en Iran

Ce jeudi 12 mars, Kiril Dmitriyev, envoyé spécial du président russe Vladimir Poutine pour la coopération économique a confirmé sur son compte Telegram, via la publication d’un communiqué, avoir évoqué avec ses partenaires américains, lors d’une récente visite aux États-Unis, la question de la crise énergétique mondiale.

Dans son communiqué, Dmitriyev président du Fonds russe d’investissement direct, un organisme chargé de soutenir des projets économiques et financiers, a expliqué avoir échangé avec des représentants de la Maison-Blanche sur les dangers que représente la guerre en Iran, sur le marché de l’énergie.

Dmitriyev annonce des échanges avec les USA 

Il n’y a qu’à voir le prix du Brent, qui dépasse désormais les 100 dollars le baril. L’indice du prix du gaz européen a également bondi de plus de 50% depuis le 28 février, date à laquelle l’Iran a été frappé par des frappes américano-israéliennes. L’objectif russe ? Trouver une alternative, pour contourner le problème que représente ce conflit sur les marchés mondiaux.

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Les discussions bilatérales auraient notamment portées sur la mise en place de projets de coopération entre Washington et Moscou sans que de plus amples informations n’aient fuité sur les propositions effectuées et les impacts qu’elles pourraient avoir à court ou moyen terme sur les marchés mondiaux.

Cette situation est rendue possible par le blocage du détroit d’Ormuz. Ce détroit est un lieu de passage extrêmement important pour lestransporteurs de gaz et de pétrole. On estime qu’environ 20% de la consommation internationale y transitent. Une situation qui pourrait pousser les USA à intervenir rapidement dans cette zone afin de libérer le passage et rétablir le commerce international.

Le détroit d’Ormuz, toujours bloqué

Cependant, le terrain est complexe. Les eaux sont minées et les patrouilles des Gardiens de la Révolution peuvent agir assez rapidement, en empêchant les bateaux de passer ou en les forçant à rester sur place. Enfin, Téhéran peut envoyer certains de ses drones, afin de couler les pétrolier et méthanier, comme cela à déjà pu être le cas.

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