Après les bombardements menés par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien samedi 28 février, la Fédération iranienne de football examine la possibilité d’un retrait de la Coupe du monde 2026. L’instance internationale doit désormais gérer une situation sans précédent, où un pays hôte et une sélection qualifiée se trouvent en conflit direct.
L’équipe d’Iran, qui s’est qualifiée pour sa quatrième phase finale consécutive de la Coupe du monde, sera présente dans le groupe G du tournoi organisé conjointement par les États‑Unis, le Canada et le Mexique. Lors de la phase de groupes, l’Iran doit jouer trois matchs aux États‑Unis : contre la Nouvelle‑Zélande le 15 juin à Los Angeles, contre la Belgique le 21 juin dans la même ville, puis contre l’Égypte le 26 juin à Seattle.
Les frappes du 28 février
L’opération militaire conjointe a ciblé plusieurs villes iraniennes, dont Téhéran, Ispahan, Qom, Karaj et Kermanshah. Les frappes ont également visé des installations militaires et des responsables des Gardiens de la Révolution. En riposte, l’Iran a lancé des salves de missiles contre des objectifs en Bahreïn, au Koweït, au Qatar et aux Émirats arabes unis, tandis que des explosions ont été signalées à Jérusalem et en Israël. Le bilan humain s’élève à au moins 85 morts, notamment dans une école de filles dans le sud du pays.
Une participation mise en question
Le président de la Fédération iranienne, Mehdi Taj, a déclaré à la télévision d’État iranienne samedi que les attaques aériennes rendent impossible une participation sereine au tournoi. Selon le média espagnol Marca, la fédération envisagerait de se retirer de la compétition. Taj a également annoncé la suspension immédiate du championnat domestique, reflétant l’ampleur de la crise politique et sécuritaire dans le pays.
La FIFA en position délicate
Mattias Grafström, secrétaire général de la FIFA, a reconnu lors de l’assemblée générale annuelle de l’International Football Association Board à Cardiff que l’instance suivait « de près l’évolution de la situation ». Rapporté par ESPN, son propos indique cependant une réserve : « Il est prématuré de commenter en détail », a-t-il déclaré, tout en assurant que « la sécurité de tous sera assurée ». L’organisation affirme maintenir des communications avec les trois gouvernements hôtes.
Une décision officielle de l’Iran reste attendue dans les prochaines semaines, tandis que la FIFA doit préparer des scénarios pour un tournoi qui débute dans trois mois.

