Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a averti dimanche 1er mars 2026, lors d’une diffusion en direct, que son parti, le PASTEF, était prêt à quitter le gouvernement et à rejoindre l’opposition si le président Bassirou Diomaye Faye s’écartait de la ligne politique commune. La déclaration intervient alors que des rumeurs persistantes font état d’un bras de fer entre les deux hommes au sommet de l’État.
La formule de Sonko est sans ambiguïté : le débat serait sans objet si le président est aligné avec son parti. Sous-entendu, il ne l’est plus tout à fait.
Un premier acte en novembre 2025
La fracture entre les deux alliés n’est pas nouvelle. En novembre 2025, le président Faye avait unilatéralement écarté Aïssatou Mbodj, proche de Sonko, de la tête de la coalition présidentielle « Diomaye Président », pour la remplacer par Aminata Touré, sa propre coordinatrice de campagne. La manœuvre contredisait directement une déclaration publique de Sonko, qui avait affirmé quelques jours plus tôt qu’il n’y aurait aucun changement à la tête de la coalition. Le PASTEF avait alors publié un communiqué rejetant la décision du chef de l’État — un épisode sans précédent depuis leur arrivée au pouvoir en avril 2024.
Cette tension avait coïncidé avec une annonce de Sonko selon laquelle le Fonds monétaire international aurait proposé une restructuration de la dette sénégalaise, ce que le Premier ministre avait déclaré hors de question. Les obligations internationales du Sénégal avaient chuté immédiatement après ces déclarations. Le FMI avait gelé en 2024 un programme de 1,8 milliard de dollars après la découverte de dettes non déclarées par l’administration précédente, estimées à plus de 11 milliards de dollars selon les autorités sénégalaises.
2029, le vrai point de rupture
La question de la présidentielle de 2029 structure l’ensemble de ces frictions. Sonko, empêché de se présenter en 2024 en raison d’une condamnation judiciaire, avait alors imposé Faye — peu connu du grand public — comme candidat du PASTEF. C’est Sonko qui détenait la base militante et la légitimité populaire ; Faye l’avait ensuite nommé Premier ministre. Depuis, les deux camps affichent des positions divergentes sur la candidature de Sonko en 2029 : l’entourage du président estimerait qu’il est trop tôt pour ouvrir ce débat, selon la presse locale, tandis que les proches du Premier ministre maintiennent la pression.
Lors de son intervention du 1er mars, Sonko a précisé que si le président s’alignait sur son parti, la question de leur coexistence ne se poserait pas. Dans le cas contraire, a-t-il dit, le PASTEF redeviendra un parti d’opposition. Le parti détient la majorité absolue à l’Assemblée nationale depuis les législatives de novembre 2024.
Négociations FMI sous tension
L’aggravation de la crise politique survient au moment où le Sénégal tente de finaliser un nouveau programme avec le FMI, dont les discussions achoppent depuis plusieurs mois. Toute instabilité au sommet de l’exécutif complique directement ces négociations, selon des économistes cités par l’agence Reuters. Le gouvernement n’a pas encore communiqué de calendrier précis pour la conclusion d’un accord avec l’institution de Washington. La prochaine session de revue du programme pourrait constituer un test décisif pour la cohésion de l’exécutif sénégalais.


Ce mariage de circonstance n’est pas à l’avantage de l’Etat du Sénégal et du peuple de ce pays.
Ousmane Sonko n’a qu’à mettre de l’eau dans son Vin , pardon son coca-colas.
Certes que Diomane est un intermittent du spectacle à ce poste qu’il a ramassé par terre. Mais dans l’exercice du pouvoir , il a prit ses marques et son autonomie. Président élu du Sénégal ; c’est lui.
Le parti n’étant pas la propriété de Sonko. Qu’il reconnaisse qu’il n’y a pas deux (2) capitaines dans un bateau.
Comprenez que l’émancipation de Wadagni au Benin après son investiture ne mettra pas long.
L’autre ( le mentor ) déchantera rapidement et vous allez voir que les loups se mangeront entre eux au Bénin.
Ce sera la revanche du peuple Beninois ( les damnés de la terre) sur ce système mafieux.
Ce que je crois.
L’erreur est tout trouvée.