Un homme de 58 ans et une femme de 37 ans ont été condamnés jeudi 26 mars à douze mois de prison chacun par le tribunal de première instance de George Town, à Penang, après avoir été surpris en train d’avoir des relations sexuelles dans un cimetière chinois de la ville.
M. Jegathesan, agent de sécurité, et Halila Abu Bakar, sans emploi, ont tous deux plaidé coupable dès la lecture des charges au tribunal, vers 8h30. La magistrate Nadratun Naim Mohd Saidi les a reconnus coupables d’outrage public à la pudeur en vertu de l’article 377D du Code pénal malaisien, qui prévoit une peine maximale de deux ans d’emprisonnement, une amende, ou les deux.
Une vidéo virale à l’origine de la procédure
L’incident remonte au 22 mars, au cimetière chinois de Batu Gantung, dans le quartier d’Air Itam à Penang. Un passant a filmé la scène et diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux avant d’alerter la police. La séquence de 38 secondes montre les deux individus dans une posture explicite à proximité d’une pierre tombale. Selon le président de l’association gestionnaire du cimetière, cité par le quotidien malaisien Malay Mail, le couple se serait rendu coupable de faits similaires sur ce même site à plusieurs reprises.
Peine maintenue malgré les circonstances atténuantes
L’avocat de la défense, R. Purantharan, a plaidé pour une peine allégée, faisant valoir que ses clients avaient reconnu les faits sans délai — économisant ainsi au tribunal les frais d’une procédure complète. Il a précisé que Jegathesan perçoit un salaire mensuel de 1 800 ringgits (environ 451 dollars) et assure seul la charge de son épouse, victime d’un accident vasculaire cérébral, et de leurs deux enfants.
Le procureur adjoint Lau Shavin a demandé une peine exemplaire, arguant que la nature du lieu et la situation maritale du premier accusé constituaient des circonstances aggravantes. La magistrate a suivi cette position, prononçant la peine maximale prévue par la disposition pénale retenue. Les deux condamnés ont commencé à purger leur peine à l’issue de l’audience.


Pourtant, il n’y a rien de mieux que la fraicheur d’une pierre tombale pour calmer celles qui ont le feu oku