Le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a reçu le 7 avril 2026 à Niamey l’ambassadeur du Burkina Faso, Abdou Diallo. L’information a été rapportée par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) sur sa page Facebook officielle.
Selon le CNSP, cette démarche traduit la volonté des deux dirigeants de maintenir des échanges étroits entre Niamey et Ouagadougou, alors que la région reste confrontée à des défis sécuritaires persistants. Les autorités des deux pays mettent régulièrement en avant la nécessité d’une coopération resserrée face aux menaces armées qui touchent plusieurs zones du Sahel.
Un message politique transmis entre Niamey et Ouagadougou
D’après les propos rapportés par l’ambassadeur, les discussions ont porté sur les relations bilatérales entre les deux pays. Celles-ci ont été présentées comme solides, avec une coopération jugée active depuis l’arrivée au pouvoir du CNSP au Niger. Au-delà des liens diplomatiques, les échanges ont aussi porté sur la nécessité de préserver une coordination étroite entre les deux capitales dans un environnement régional toujours marqué par l’insécurité. Cette orientation rejoint les priorités régulièrement mises en avant par les autorités du Niger et du Burkina Faso dans leurs prises de position publiques.
L’AES évoquée comme cadre de coordination
La rencontre a également permis d’aborder la Confédération des États du Sahel (AES), qui réunit le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Selon les éléments rapportés, les discussions ont porté sur les moyens de consolider cette organisation régionale, présentée par ses membres comme un instrument de coopération politique, diplomatique et sécuritaire.
Cette évolution intervient quelques semaines après la validation par le Niger, en février 2026, de la feuille de route de l’An II de l’AES. Selon des informations relayées par des médias publics de la région, ce document devait ensuite être examiné à Ouagadougou lors de réunions d’experts et de ministres autour des priorités de la Confédération, notamment la défense, la sécurité, la diplomatie et le développement.
Des orientations données à l’ambassadeur
Abdou Diallo a également indiqué avoir reçu des orientations pour la conduite de sa mission diplomatique. Il s’est engagé, selon les propos rapportés par le CNSP, à œuvrer au raffermissement des relations entre les deux pays. Cette audience prolonge ainsi une série de contacts entre Niamey et Ouagadougou, sur fond de rapprochement politique au sein de l’AES et de coordination entre États sahéliens confrontés à une pression sécuritaire toujours élevée.



