L’activiste béninois Kémi Séba, de son nom civil Stellio Gilles Robert Capo Chichi, a été placé sous mandat de dépôt ce lundi 20 avril 2026 à Pretoria, en Afrique du Sud. L’information a en effet été rapportée par Bip Radio. Présenté devant le tribunal régional de la capitale administrative, il reste en détention dans l’attente d’une nouvelle audience fixée au 29 avril.
Kémi Séba a comparu aux côtés de plusieurs coaccusés, dont François van der Merwe, identifié comme facilitateur, son fils Khonsou Séba Capo Chichi, âgé de 18 ans, ainsi que deux autres personnes. À l’issue de cette première audience, la juridiction a décidé de renvoyer l’examen du dossier, le temps de statuer sur une demande formelle de mise en liberté sous caution.
Une audience centrée sur la détention provisoire
Les débats du 20 avril ont porté exclusivement sur les conditions de détention des mis en cause. La question de leur éventuelle remise en liberté sous caution sera examinée lors de la prochaine comparution, selon des précisions communiquées par la police sud-africaine.
En attendant cette échéance judiciaire, les principaux accusés demeurent incarcérés. Les autorités sud-africaines poursuivent les vérifications relatives à leur situation administrative, notamment leur statut migratoire et leurs adresses sur le territoire.
Ce type de procédure s’inscrit dans le cadre du droit sud-africain, où l’octroi d’une libération sous caution dépend de plusieurs critères, dont le risque de fuite, la gravité des faits reprochés et les garanties de représentation offertes par les prévenus.
Une arrestation liée à un mandat international
Kémi Séba avait été interpellé le 13 avril 2026 en Afrique du Sud. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités béninoises pour des faits qualifiés d’« apologie de crime contre la sûreté de l’État ».
À la suite de son arrestation, le gouvernement béninois a introduit une demande officielle d’extradition auprès des autorités sud-africaines. Cette procédure relève de mécanismes de coopération judiciaire entre États, encadrés notamment par la législation nationale sud-africaine sur l’extradition.
Lors de l’audience du 20 avril, cette demande n’a pas été examinée par le tribunal. Les échanges se sont limités à la situation procédurale immédiate des prévenus, sans aborder le fond du dossier ni les démarches engagées par le Bénin.
Une procédure appelée à se poursuivre
La prochaine audience, prévue le 29 avril 2026, devrait permettre au tribunal de se prononcer sur la demande de mise en liberté sous caution. Cette décision conditionnera la suite de la procédure pour les personnes poursuivies.
Parallèlement, la question de l’extradition de Kémi Séba vers le Bénin pourrait être examinée dans une phase distincte de la procédure judiciaire en Afrique du Sud, conformément aux règles en vigueur. Dans l’immédiat, le calendrier judiciaire reste fixé à cette échéance du 29 avril, qui constitue la prochaine étape attendue dans ce dossier.




Il y a eu du progrès.
Cool. Noukonyidé.On garde espoir.