Algérie-USA : le traité historique de 1795 remis en lumière par Washington

L’ambassade des États-Unis à Alger a rappelé l’ancienneté des relations entre l’Algérie et les États-Unis à l’occasion des célébrations marquant les 250 ans de l’indépendance américaine. Dans une publication diffusée sur ses réseaux sociaux, la représentation diplomatique américaine a cité le Traité de paix et d’amitié signé en 1795 comme l’un des premiers socles de cette relation bilatérale.

Selon l’ambassade, cet accord figure parmi les plus anciens engagements diplomatiques conclus par les États-Unis avec un pays étranger. Le message américain insiste sur la continuité des échanges entre les deux pays, en évoquant un dialogue maintenu dans le temps ainsi qu’une coopération développée dans plusieurs secteurs.

Un héritage diplomatique ancien

Le rappel formulé par Washington remet sur le devant de la scène un épisode peu connu de l’histoire diplomatique américaine. À la fin du XVIIIe siècle, l’Algérie faisait partie des premiers États d’Afrique du Nord à établir un cadre formel de relations avec les États-Unis, alors jeune nation engagée dans la structuration de ses premiers liens extérieurs.

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Cette référence historique intervient alors que les autorités américaines cherchent à valoriser, à travers leurs représentations diplomatiques, plusieurs jalons anciens de leur politique étrangère. L’ambassade américaine à Alger a également souligné le rôle des échanges humains dans la durée de cette relation.

Au-delà de ce rappel symbolique, les rapports entre Alger et Washington continuent aujourd’hui de s’appuyer sur des canaux diplomatiques et consulaires actifs. Le département d’État américain mentionne par ailleurs une convention consulaire signée entre les deux pays en 1989, venue encadrer plus précisément certains aspects des relations bilatérales, notamment la protection des ressortissants et les missions consulaires.

Chaque histoire a un début. Et pour les États-Unis et l’Algérie, l’un des plus vieux chapitres de cette relation commence avec le traité de paix et d’amitié de 1795, qui a posé les bases. Une relation diplomatique qui s’étend à travers le temps. Plus de deux siècles plus tard, l’esprit de cette communication est toujours présent à travers le dialogue, la coopération et les liens des peuples qui ne se renouvellent jamais. Alors que les États-Unis célèbrent 250 ans d’indépendance, nous réfléchissons aux partenariats qui ont contribué à façonner cette marche et à leurs relations de longue date avec l’Algérie. 📜🇺🇸🇩🇿 a écrit l’ambassade américaine en Algérie

Des relations suivies sur plusieurs dossiers

Sur le plan bilatéral, Alger et Washington ont poursuivi leurs échanges diplomatiques ces derniers mois. Fin janvier, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, avait reçu à Alger Massad Boulos, haut conseiller du président américain pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient, selon un communiqué.

Le rappel du traité de 1795 intervient ainsi dans une période où les relations entre les deux pays restent suivies, à la fois sur le plan historique, diplomatique et régional. À ce stade, aucune annonce officielle supplémentaire n’a été faite par l’ambassade américaine au-delà de cette communication commémorative.

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