Les autorités saoudiennes ont exécuté sept personnes condamnées pour trafic d’amphétamines dimanche 12 avril dans la région de Riyad, selon un communiqué des médias d’État. Le groupe est reconnue coupable d’avoir acheminé des pilules d’amphétamine vers le royaume.
Accélération des exécutions liées au trafic
Cette exécution collective intervient sur fond d’intensification des condamnations capitales en Arabie saoudite. Le royaume a procédé à 356 exécutions au cours de l’année 2025, un chiffre record depuis le début des statistiques officielles dans les années 1990, selon Human Rights Watch. Sur ce total, 243 personnes ont été condamnées à mort pour des infractions liées aux stupéfiants.
Depuis 2023, les autorités saoudiennes mènent une campagne contre le trafic de drogue ciblant les personnes impliquées dans le commerce de captagon, un stimulant de synthèse très répandu au Moyen-Orient. Cette substance représente un enjeu majeur pour les forces de l’ordre, le royaume constituant un marché pour ce type de produits.
Profil et chefs d’inculpation
Selon l’agence de presse saoudienne, les condamnés ont été jugés responsables du trafic de comprimés d’amphétamine destinés au marché local. L’agence a précisé que « la peine de mort a été appliquée à titre discrétionnaire contre les auteurs ». Le groupe était composé de cinq ressortissants du royaume et de deux Jordaniens.



