La Police républicaine a annoncé, jeudi 23 avril 2026 à Cotonou, l’ouverture d’investigations après la circulation sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une jeune femme soumise à des actes de torture par le feu. L’institution, à travers sa cellule de communication, indique avoir été saisie de ces images jugées particulièrement graves et attentatoires à la dignité humaine.
Dans un communiqué officiel, la Police républicaine précise que les faits observés constituent une violation des droits fondamentaux garantis par la Constitution béninoise, qui proscrit toute forme de torture ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant. Les autorités sécuritaires affirment avoir engagé des démarches pour établir la véracité des images et identifier les personnes impliquées.
Enquête en cours pour authentifier la vidéo
Les services compétents ont été mobilisés afin de déterminer l’origine de la séquence diffusée en ligne. Selon la Police républicaine, les investigations portent sur plusieurs axes : l’authentification de la vidéo, l’identification formelle de la victime ainsi que celle des auteurs présumés.
L’institution indique également travailler à la localisation des individus impliqués, en vue de leur interpellation. À ce stade, aucune précision officielle n’a été donnée sur le lieu exact où les faits se seraient produits, ni sur la date d’enregistrement de la vidéo.
Appel à témoins lancé au public
Dans le cadre de l’enquête, la Police républicaine sollicite la collaboration de la population. Toute personne disposant d’informations susceptibles de contribuer à l’identification des auteurs est invitée à se rapprocher de l’Office central de protection des mineurs et de la famille.
Les signalements peuvent être effectués via les numéros dédiés mis à disposition par les autorités. La Police républicaine assure que « l’anonymat et la confidentialité des appels et des informations fournies sont garantis », selon les termes du communiqué.
Cadre légal et poursuites encourues
Les faits évoqués relèvent du champ pénal béninois. Le Code pénal, notamment dans ses dispositions relatives aux atteintes à l’intégrité physique, prévoit des sanctions lourdes pour les actes de torture et de violences volontaires aggravées. Ces infractions peuvent entraîner des peines de réclusion criminelle, en fonction de la gravité des faits et des circonstances.
Au-delà de l’identification des auteurs directs, l’enquête pourrait également s’étendre aux éventuels complices ou à toute personne impliquée dans la diffusion de contenus portant atteinte à la dignité humaine, si leur responsabilité est établie. La Police républicaine réaffirme, dans son communiqué, sa détermination à « traduire devant les juridictions compétentes tout individu qui se rendrait coupable de pareilles exactions ». Les résultats des investigations et les éventuelles interpellations sont attendus dans les prochains jours.


