En ces temps de ferveur électorale, le Bénin se prépare activement pour le scrutin présidentiel du 12 avril 2026. Loin d’une simple parade diplomatique, la campagne orchestrée par Paul Hounkpè, candidat de la Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe), révèle une stratégie offensive et une détermination sans faille pour la conquête du pouvoir. Les récents meetings et interventions médiatiques du camp Hounkpè démontrent une rupture nette avec la gouvernance actuelle, transformant cette course à la présidence en un véritable combat idéologique.
Lors d’un rassemblement politique mémorable, Paul Hounkpè a utilisé des termes forts qui ont résonné dans tout le pays. Ses propos, relayés abondamment sur les réseaux sociaux, ne laissent planer aucun doute sur sa position critique vis-à-vis du régime en place. « L’Avocat d’un Béninois aujourd’hui, c’est ses pieds. Ça lui permet de fuir et d’échapper à la prison. (…) Peut-être que ma place est déjà à Missérété à l’heure où je parle devant vous lors de ce Meeting. (…) Si vous perdez les vôtres, faites d’abord un tour à la prison de Missérété pour vérifier s’il n’est pas là-bas. ». En évoquant la prison de Missérété, Hounkpè touche un point sensible de l’opinion publique et se positionnant comme le défenseur des opprimés et de ceux qui craignent pour leur sécurité.
La fin du match amical
Pendant longtemps, certains observateurs ont cru voir dans l’opposition conduite par le parti Fcbe, comme étant dans une phase de match amical. Cependant, les récents propos de campagne et les interventions de Hounkpè sur les plateaux de télévision brisent cette image. Le candidat de la Fcbe multiplie les attaques directes contre les réformes politiques et économiques du gouvernement de Patrice Talon.
Hounkpè critique vivement les révisions constitutionnelles et les lois électorales qui, selon lui, excluent une partie de la classe politique. Il met l’accent sur la cherté de la vie et le chômage des jeunes, en promettant une gouvernance plus inclusive et tournée vers les besoins réels des populations. La question des prisonniers politiques et des exilés est au cœur de son projet, avec une promesse de dialogue national et de réconciliation.
Les images de ses meetings montrent une mobilisation impressionnante. Les partisans, arborant les couleurs de la Fcbe, semblent galvanisés par ce nouveau ton plus combatif. Sur les réseaux sociaux, les extraits de ses discours deviennent viraux et alimentant les débats entre les pro et anti Rupture. La stratégie de Hounkpè est claire : occuper l’espace médiatique et physique pour prouver que son parti est l’alternative crédible capable de défier le pouvoir.
À quelques jours du scrutin, le défi pour Paul Hounkpè et ses alliés reste la conversion de cette ferveur populaire en votes réels. Le camp présidentiel, de son côté, défend son bilan en matière d’infrastructures et de réformes structurelles. Néanmoins, la démarcation verbale et la clarté des positions de Hounkpè ont ont contribué à redonner de la lisibilité à la campagne.
Le Bénin s’apprête à vivre une élection présidentielle décisive. Et Paul Hounkpè a réussi à imposer un débat de fond sur les préoccupations de certains Béninois, pour prouver à ses détracteurs et à ses partisans qu’il est pleinement engagé dans une véritable lutte pour le pouvoir. Le 12 avril sera le juge ultime de cette stratégie de vérité qui bouscule l’ordre établi.




Hounkpé fait bien ce pourquoi il a été choisi. Lorsqu’on a tout entrepris pour exclure tous les compétiteurs potentiels, on a désigné quelqu’un qui doit jouer le rôle de l’opposition. Hounkpè joue donc bien son rôle. Les revendications des vrais opposants qu’on a exclus, les attentes des populations, on les connait non ? Donc il fallait qu’il y ait quelqu’un qui portât ces revendications en contraste avec le projet de la mouvance pour attirer les foules dans les bureaux de vote. C’est une mise en scène soigneusement élaborée. Ce qui ne doit pas tromper la vigilance des électeurs et c’est ce qui doit être traduit dans toutes les langues nationales et expliqué aux électeurs.
Hounkpè n’est pas là pour gagner l’élection (il le sait lui-même). Voter Hounkpè, c’est voter Wadagni dans la mesure, où plus les suffrages comptabilisés sur Hounkpè seront considérables, plus le peuple pourra être manipulé. Car on pourra bien dire que Wadagni, bien que désigné président d’office d’avance, est élu dans une participation électorale appréciable. C’est à quoi sert le rôle de Hounkpè et les moyens trébuchants sonnant qui circulent et qui provoquent tous ces ralliements multiples à Wadagni.
Il faudra expliquer tout cela aux populations en langues nationales et leur faire comprendre que la meilleure conduite à adopter le jour de vote, c’est de boycotter l’élection et de rester chez eux. Tout ce qu’on leur dit ces derniers temps, tous les discours ne sont que des manipulations, de la tromperie comme toujours, puis après les maintenir dans la pauvreté cruelle. Que les populations prennent tout ce qu’on leur offre à présent comme cadeau électoral, mais qu’elles restent chez eux le jour de vote. Ce n’est pas une alternative crédible qui va s’ouvrir après les élections, mais c’est la continuité de la dictature. Les deux duos en liste sont les représentants du même système qui tue la Démocratie et les libertés publiques chez nous en maintenant le peuple dans la pauvreté cruelle pendant que seulement un groupuscule en haut s’enrichisse et s’engraisse.
Hounkpè n’a aucun problème . Il ne peut pas assurer la charge de président de la République . Il n’a ni l’ossature , ni la carrure , ni la compétence et encore moins le charisme .
Ce type a été désigné pour jouer un rôle de figurant dans ce qui ressemble à une pièce de théâtre de Jamel Debbouze .
La comédie club de Talon pour se mettre définitivement à l’abri de poursuites judiciaires et se retrouver dans la nouvelle prison qu’il fait construire pour enfermer les Béninois .
L’histoire étant têtue et comptant sur les esprits des mânes de nos ancêtres ; il n’y échappera pas.
J’avoue
Le problème de HOUNKPE, ce n’est pas le programme, mais c’est sa personnalité et son parcours.
Il ne suffit pas d’avoir un bon programme pour être élu Président de la République dans une démocratie.
Celui qui porte le projet a quelle capacité à mettre en œuvre ce qu’il dit???
Et surtout, il a quelle crédibilité sur le plan politique???
Si le candidat LD a été recalé dit on pour défaut de parrainage, pourquoi la mouvance présidentielle lui a généreusement donné les parrainages qui lui manque???
S’il est intelligeant, il doit comprendre, que les gens se moquent vraiment de lui.
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