Invité par l’Institut des artisans de justice et de paix, Chant d’Oiseau (IAJP-CO), à Cotonou, l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, s’est exprimé sur les évolutions récentes du cadre institutionnel béninois. Lors d’une conférence consacrée aux « institutions juridiques en Afrique », il a notamment remis en cause la pertinence de la notion de « trêve politique » issue de la dernière révision constitutionnelle.
Le constitutionnaliste a jugé inadaptée l’expression retenue pour qualifier les rapports entre majorité et opposition durant l’exercice du pouvoir. Selon lui, le terme « trêve » suggère une suspension de l’activité politique, ce qui contredit la mission même des partis. « La trêve politique, je trouve que, même si cela traduit la réalité, l’expression n’est pas bonne », a-t-il déclaré, estimant que les formations politiques doivent continuer à animer le débat public et participer à l’expression du suffrage.
Une critique de fond sur le rôle de l’opposition
Dans son intervention, Théodore Holo a insisté sur la nécessité de préserver un espace d’expression pour les forces politiques non alignées sur le pouvoir exécutif. Il a rappelé que l’alternance démocratique repose sur la confrontation d’idées, et non sur leur mise en suspens.
« Quand vous arrivez au pouvoir, ceux qui ne sont pas d’accord avec vous ne veulent pas, par tous les moyens, vous empêcher de mettre en œuvre votre programme », a-t-il affirmé, décrivant une dynamique politique où l’opposition doit exister sans bloquer systématiquement l’action gouvernementale.
L’ancien président de la Cour constitutionnelle propose ainsi une reformulation implicite du principe : permettre aux partis de poursuivre leurs activités tout en évitant les entraves au fonctionnement des institutions. Il plaide pour une opposition active, capable de critiquer tout en formulant des alternatives concrètes.
Le rappel des principes encadrant les manifestations
Pour illustrer son propos, Théodore Holo est revenu sur une séquence antérieure marquée par des tensions politiques sous la présidence de Boni Yayi. Il a évoqué les consultations dont il avait fait l’objet à l’époque concernant la gestion des manifestations publiques.
Il a rappelé sa position de principe : « Vous ne pouvez pas interdire. Vous pouvez encadrer les manifestations ». Cette approche repose sur un équilibre entre liberté d’expression et maintien de l’ordre public. Il a précisé que des restrictions peuvent être fixées en matière d’horaires ou de lieux, notamment pour éviter des perturbations majeures ou protéger des sites sensibles comme la présidence de la République.
Cette doctrine s’inscrit dans le cadre juridique béninois, qui reconnaît la liberté de réunion et de manifestation, tout en autorisant les autorités administratives à en organiser les modalités pour des raisons de sécurité et de circulation.
Une conception exigeante de la critique politique
Au-delà de la question sémantique, Théodore Holo a défendu une vision exigeante du débat démocratique. Il appelle les acteurs politiques à dépasser la contestation systématique pour proposer des solutions alternatives. Selon lui, la critique constitue un levier essentiel d’éclairage pour les gouvernants, à condition qu’elle s’accompagne d’une contribution constructive. Il a illustré cette idée par une référence aux traditions politiques anciennes, évoquant le rôle des conseillers capables de dire au pouvoir ce que le peuple n’exprime pas directement.
La notion de « trêve politique » a été introduite dans le cadre des réformes constitutionnelles récentes visant à stabiliser le climat politique après les périodes électorales. Elle implique, dans son interprétation actuelle, une forme de retenue des acteurs politiques afin de permettre la mise en œuvre du programme du gouvernement issu des urnes. Les débats suscités par cette notion pourraient alimenter les prochaines réflexions sur l’encadrement du pluralisme politique au Bénin, à l’approche des échéances électorales futures.



Si Monsieur Holo avait fait ce qui devrait être fait, il nous aurait épargné la gouvernance calamiteuse de Talon avec son cortège des morts, des emprisonnés et des exilés. N’a – t- on pas soumis à l’appréciation de Monsieur Holo, alors Président de la cour constitutionnelle le caractère immoral de Talon, qui ne le qualifiait pas pour la fonction du Président de la République ? Talon qui traînait à l’époque plusieurs dossiers de malversations publiques et qui s’était illustré avec cette fameuse société du « Bénin Contrôl » avec laquelle il encaissait à lui seul toutes les recettes du port et de la douane.
Monsieur ObaOlogoun, quand vous étiez pion du PRPB sous M. Kérékou, vous n’ aviez pas du tout les atouts moraux pour représenter votre commune et votre département!!!! Pourtant vous contribuez à livrer les étudiants du PCD que nous étions …!
Hé , vous êtes bien identifié, et vous savez pourquoi vous êtes dans cette situation d’isolement familiale présentement….
Quelle décision avait pris Holo à l’´époque pour livrer le pays à la mafia et à a la dictature qui ne fait que s’empirer ? Après les manipulations qui ont abouti à l’assemblée nationale monocolore (de jamais vu dans le monde), voilà Talon qui va jusqu’à faire écrire dans la loi fondamentale un soi-disant « trêve politique » qui interdit à l’opposition politique de s’exprimer. Et il crée un Senat, dont les membres ne sont pas élus mais désignés par ses soins, dont il sera le Président à vie. Toujours des lois qui privent la liberté et les droits fondamentaux.
Comment pouvait-on permettre à quelqu’un comme Talon d’accéder à la magistrature suprême, alors que toute sa vie déjà il a démontré que seules les règles de la mafia comptent pour lui ?
Monsieur Holo, n’êtes-vous pas aussi responsable du calvaire que vit le peuple Béninois à présent sous Talon et sa bande ?
Vraiment !!!
On a même pas besoin de les entendre après toutes les inactions désastreuses et le silence coupables qu’ils choisissent au moment où les forfaiture sont orchestrés.
La vraie opposition est soit incarcérée par la cour privée, qui violé le droit, la constitution, la loi fondamentale et ses propres lois. L’autre opposition est en exil.
Le reste, c’est de la comédie pour faire plaisir à l’apprenti dictateur et ses amis.
Comment même peut il avoir une entrave aux actions du gouvernement ???
Puisque ces gens-là ce sont arrogés la majorité des sièges au parlement , la mairie des 77 communes de notre pays et s’apprêtent à la nomination de laudateurs partisans au Sénat.
C’est une juste une stratégie machiavélique de muselage de la libre expression politique.
Rien que pour ça ; très cher professeur , votre place n’est pas dans ce Sénat.
Voyez-vous ???
Cherchez l’erreur
Un éclairage poignant dans mon livre qui sortira prochainement dans l’une des éditions Parisienne et ayant pour titre :
Surgir , Agir et Disparaître
Une rétrospective des dix ans de la gouvernance mafieuse de Patrice Talon.
Cherchez l’erreur
Merci quadruplement professeur Holo !!! pour votre éclairage limpide, factuellement Talon veut taire toutes les voix dissionnantes et dissidantes c’est de ça il s’agit. Dixit Dr Doss
je t interdis. de poster..à partir de désormais
Dr doss…le petit toffin
Tu m enerve déjà
Le soit disant aziza le sultan l’aculturé, qui relatait que la colonisation avait apporter la civilisation pauvre à vous. Dixit Dr Doss
En tant qu observateur..analyste..voire penseur.socio anthropologique hors catégorie..dis je..j ai écrit..posté..posé la problématique de la démocratie en Afrique
Suis content et heureux..que..les burkinabe..ont adopté..mes idées
La démocratie en Afrique est une pure escr oquerie..qui ne sied..pas à la mentalité n egro afr icaine..
Ce concept..nulle part en Afrique..n est opérationnel…
Le degré cog nitif..des afric ains..est sur estimé..et cette sur estim ation est la cause de nos mal heurs
A peine supérieur aux grands sin ges..le qi..des afri cains..est adapté à dan ser..faire la sapo logie..faire les guig nols..et adorer les fé tiches..l irrationnel
et précisément chez les Aziz le sultan et les siens…ce QI est adapté à marabouterie __mania à Barbès et Château Noir
Malboro…Ma_ Boro!