Le 22 avril 2026, une équipe de chercheurs suédois a présenté les résultats d’une expérience menée sur la diffusion de fausses informations scientifiques. Les résultats de cette étude ont été publiés au sein de la revue Nature. Plus concrètement, les chercheurs ont introduit auprès de l’intelligence artificielle une maladie imaginaire, baptisée bixonimanie. L’idée ? Créer une fausse information et partager de la fausse donnée, afin de déterminer comment l’intelligence artificielle réagirait.
Afin de parvenir à leurs fins, les chercheurs ont construit tout un scénario complet autour de cette pathologie fictive. Ils ont notamment décrit les symptômes associés et partagés des articles formatés comme des études médicales ont été créés pour les besoins de l’expérience. Ils ont aussi créé de faux profils, pour donner plus de poids à leur fausse information.
L’intelligence artificielle perdue après le partage de fausses informations
Les textes évoquaient notamment des troubles oculaires et des effets supposés liés aux écrans. Les documents partagés utilisaient aussi des graphiques et un vocabulaire scientifique, afin de renforcer leur crédibilité apparente. Les articles contenaient également des éléments volontairement incohérents, comme des références à des œuvres de fiction ou des remerciements atypiques.
Cela aura suffit à tromper l’intelligence artificielle. En effet, celle-ci a repris les contenus publiés dans des réponses partagées au grand public. Des données présentées comme étant fiables. Des corrections ont ensuite eu lieu, quelques jours après découverte du pot-aux-roses. Cependant, des traces de fake news ont persisté dans les contenus partagés en guise de réponse.
Une étude qui met en lumière les limites de l’intelligence artificielle
Plus incroyable encore, quelques articles publiés dans des revues spécialisées ont cité ces travaux avant que les erreurs ne soient repérées et corrigées. Les chercheurs derrière cette étude critique, de leur côté, la capacité des systèmes d’intelligence artificielle à distinguer des sources fiables invitant par la même occasion ses utilisateurs à toujours double-vérifier.



