Ebola : la Côte d'Ivoire ne détecte aucun cas du virus en Afrique de l'Ouest

Dans un communiqué daté du 18 mai et rendu public le 19 mai, le ministère ivoirien de la Santé a confirmé que la Côte d’Ivoire n’a enregistré aucun cas de contamination au virus Ebola, malgré la résurgence actuelle de la maladie. Le ministre Pierre Dimba a précisé que l’absence de cas s’étendait également à l’ensemble de la région ouest-africaine.

Cette confirmation intervient alors qu’une épidémie de Bundibugyo ebolavirus sévit en République démocratique du Congo et en Ouganda depuis le début du mois de mai, avec 246 cas suspects et 80 décès signalés au 16 mai dans la province de l’Ituri, notamment dans les zones de Bunia, Rwampara et Mongbwalu, ainsi que des cas confirmés à Goma et à Kampala. Face à cette situation, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré une « urgence sanitaire publique de portée internationale » le 17 mai, en raison du risque de propagation régionale. Cette flambée est d’autant plus préoccupante qu’elle est causée par la souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin homologué, contrairement aux vaccins disponibles comme Ervebo qui ciblent uniquement la souche Zaïre.

Dispositif de surveillance renforcé aux frontières

Face au risque de propagation au-delà des frontières, la Côte d’Ivoire a renforcé les contrôles sanitaires aux postes d’entrée terrestres, aériens et maritimes. Le gouvernement précise que des dispositifs de prévention et de préparation avaient déjà été intensifiés sur l’ensemble du territoire avant même la déclaration d’urgence internationale par l’OMS. Ces mesures font partie d’un dispositif national de veille et d’intervention déjà en place, basé sur une coopération étroite entre les autorités sanitaires et les partenaires internationaux.

Directives aux populations

Les autorités conseillent de respecter strictement les règles d’hygiène, notamment le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon, d’éviter tout contact avec les fluides corporels des personnes infectées et de ne pas manipuler les corps des cas suspects. Elles recommandent également d’éviter les animaux sauvages malades ou retrouvés morts et de consulter rapidement un centre de santé en cas de symptômes évocateurs. L’application de ces mesures, vise à limiter le risque d’introduction du virus sur le territoire et dans la région.

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