La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a reconnu publiquement, ce dimanche 12 avril 2026, avoir réservé un accueil inadapté à Benjamin Brière, ressortissant français détenu en Iran pendant près de trois ans avant d’être libéré en mai 2023. Dans un fil de publications sur X, l’institution a qualifié d’« inacceptable » la réponse initialement apportée à l’ex-otage lors de ses démarches fiscales à son retour en France.
Une réponse administrative jugée inacceptable
Arrêté en Iran le 26 mai 2020 et condamné en 2022 à huit ans et demi de prison pour espionnage et propagande contre le régime iranien, Benjamin Brière avait été libéré au terme de 1 079 jours de détention. À son retour, il avait découvert qu’il était radié de la quasi-totalité des registres administratifs français, dont la Sécurité sociale et France Travail. Au guichet du fisc, un agent lui avait reproché de n’avoir effectué aucune déclaration de revenus pendant ses années de captivité, suggérant que sa famille aurait pu s’en charger à sa place — alors que Brière n’avait disposé, au mieux, que d’un quart d’heure de communication téléphonique toutes les quatre à six semaines.
La DGFiP a précisé que Brière avait ensuite été reçu dans un autre service, où la responsable du centre des impôts avait procédé à la régularisation de sa situation. L’institution a indiqué « regretter vivement » que l’ex-otage n’ait pas bénéficié dès le départ de la prise en charge adaptée à sa situation, ajoutant que ce manquement était « contraire » à ses valeurs.
Un engagement à ne pas réitérer
La DGFiP a annoncé que des dispositions avaient depuis lors été prises pour éviter qu’un tel traitement ne se reproduise, sans préciser la nature exacte des mesures internes adoptées. Le témoignage de Benjamin Brière, initialement publié par le Journal du Net début avril 2026, avait rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant de vives réactions politiques, dont celle du maire de Cannes David Lisnard, qui avait dénoncé une bureaucratie « déshumanisante ».
L’affaire a relancé le débat sur le vide juridique entourant la réinsertion des otages français. Benjamin Brière et l’association SOS Otages réclament la création d’un statut légal spécifique et d’une allocation de réinsertion dédiée, un dossier qui n’a pas encore été inscrit à l’agenda législatif.




« Au guichet du fisc, un agent lui avait reproché de n’avoir effectué aucune déclaration de revenus pendant ses années de captivité »
A pisser de rire … elle est belle la Fronce
Les fonx franchouillards sont parmi les plus tocards du monde