Gérard Larcher : la France n'a plus les moyens de peser sur les crises qui la menacent

Gérard Larcher, président du Sénat, a estimé ce mercredi 22 avril 2026 sur BFMTV et RMC que la France ne dispose plus des capacités nécessaires pour absorber les crises internationales qui affectent directement ses intérêts. Des propos tenus dans le cadre de l’émission Face-à-Face animée par Apolline de Malherbe.

Une puissance aux ressources épuisées

Le constat dressé par le président du Sénat est celui d’un pays dont les marges de manœuvre se sont réduites. Sans désigner explicitement un théâtre de crise particulier, Larcher pointe une réalité structurelle : la France serait désormais dans l’incapacité d’amortir les chocs extérieurs, qu’ils soient diplomatiques, économiques ou sécuritaires.

Cette déclaration intervient alors que la région du Moyen-Orient connaît une escalade majeure depuis le début de l’année 2026. Depuis l’offensive israélo-américaine contre des infrastructures iraniennes en mars, Paris n’a pas figuré parmi les acteurs centraux des tentatives de médiation. Les pourparlers entre Washington et Téhéran, organisés à Islamabad sous l’égide du Pakistan, ont exclu la France des négociations directes.

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Un effacement diplomatique qui fait débat

La position de Larcher rejoint un débat plus large sur la place de la France dans les crises régionales. L’ONU a elle-même reconnu, mi-avril 2026, qu’il n’existe pas de solution militaire au conflit au Moyen-Orient, appelant à la poursuite du dialogue entre les parties. La France, membre permanent du Conseil de sécurité, n’a jusqu’ici pas pesé de manière décisive sur ce dossier.

Sur le plan budgétaire, la question des moyens alloués à la diplomatie et à la défense reste posée. Le Japon a porté son budget militaire 2026 à 50 milliards d’euros, soit un niveau équivalent à celui de la France, illustrant une redistribution des capacités à l’échelle internationale.

Une alerte au moment où les crises s’accumulent

Les propos de Larcher interviennent à quelques semaines des discussions budgétaires au Parlement, où la trajectoire des finances publiques françaises sera de nouveau au centre des débats. Le Sénat, que préside Larcher, doit examiner dans les prochaines semaines les crédits alloués aux affaires étrangères et à la défense pour l’exercice 2027.

1 réflexion au sujet de “Gérard Larcher : la France n'a plus les moyens de peser sur les crises qui la menacent”

  1. « Une puissance aux ressources épuisées »
    Même chez ce gros lard, la réalité commence à émerger, tout doucement.

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