Guerre au Moyen-Orient : le fils de Museveni réitère ses menaces envers l'Iran

Le général Muhoozi Kainerugaba, chef des forces de défense ougandaises et fils du président Yoweri Museveni, a publié le 10 avril 2026 un nouveau message provocateur sur X ciblant l’Iran, affirmant disposer de « 500 000 jeunes hommes avides de guerre » qui, bien qu’uniquement motivés par l’argent, s’empareraient de Téhéran sans réclamer un sou.

Ce n’est pas la première fois que le général tient ce type de discours. Fin mars 2026, Muhoozi Kainerugaba avait déjà affirmé, dans un post depuis supprimé, qu’une seule brigade de l’Uganda People’s Defence Force (UPDF) suffirait à prendre le contrôle de la capitale iranienne en moins de deux semaines. Il avait également déclaré que l’Ouganda entrerait en guerre aux côtés d’Israël si ce dernier venait à être menacé militairement.

Téhéran répond par le sarcasme

L’ambassade iranienne en Afrique du Sud avait réagi non pas par la voie diplomatique classique, mais par la dérision, qualifiant le général de « phénomène » de divertissement sur « Africa’s Got Talent ». Aucune réaction officielle du gouvernement iranien n’a été formulée à la suite du message du 10 avril.

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Les déclarations de mars avaient provoqué une friction avec Washington. Le sénateur républicain Jim Risch, président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, avait averti que ces propos avaient « franchi une ligne rouge » et évoqué un possible réexamen des accords de coopération sécuritaire entre les États-Unis et l’Ouganda. Muhoozi Kainerugaba avait publiquement défié le sénateur de mettre sa menace à exécution.

Un écart militaire considérable

Les déclarations du général se heurtent aux réalités du rapport de forces. Selon le classement 2026 de Global Firepower, l’armée ougandaise occupe le 107e rang mondial sur 145 pays évalués, contre le 16e rang pour l’Iran. L’UPDF compte environ 43 800 militaires actifs, face à 610 000 pour les forces armées iraniennes. L’Ouganda ne dispose d’aucune marine, étant un pays enclavé, et son armée de l’air aligne six avions de combat contre 188 pour l’Iran.

Le gouvernement ougandais n’a formulé aucun commentaire officiel sur les publications de son chef militaire. Muhoozi Kainerugaba, largement considéré comme le successeur désigné de son père au pouvoir depuis 1986, a précisé à plusieurs reprises que ses prises de position sur X n’engagent pas nécessairement la politique d’État.

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