Le président américain Donald Trump a annoncé mardi 7 avril 2026, à 22h32 heure locale, la suspension des opérations militaires américaines contre l’Iran pour une durée de deux semaines, conditionnée à l’ouverture complète et immédiate du détroit d’Ormuz par Téhéran. L’annonce, publiée sur sa plateforme Truth Social, intervient après l’expiration de son propre ultimatum, fixé à 20h00 heure de l’Est.
Trump attribue explicitement sa décision aux échanges tenus avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, qui avaient demandé publiquement dans la journée un report de l’ultimatum de deux semaines.
Une trêve bilatérale conditionnée à Ormuz
Dans son message, Trump qualifie l’accord de « cessez-le-feu bilatéral » et indique que les États-Unis estiment avoir « dépassé l’ensemble de leurs objectifs militaires ». Il précise également avoir reçu une contre-proposition iranienne en dix points, qu’il juge constituer « une base de négociation viable », en ajoutant que la quasi-totalité des points de désaccord auraient été réglés entre Washington et Téhéran.
La suspension des frappes américaines ne vaut que si l’Iran s’engage sur la réouverture totale du détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle transite environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole et gaz naturel, selon l’Agence internationale de l’énergie.
Le Pakistan, pivot de la médiation
Le Pakistan, qui assure depuis plusieurs semaines la transmission des positions entre Washington et Téhéran, a joué un rôle central dans ce dénouement. Le maréchal Asim Munir avait passé la nuit du dimanche au lundi en contact direct avec le vice-président américain JD Vance, l’envoyé spécial Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, selon une source proche des négociations citée par Reuters.
Ce cessez-le-feu constituerait la quatrième suspension de l’ultimatum américain depuis le début du conflit, déclenché le 28 février 2026 par les frappes conjointes américano-israéliennes sur l’Iran.
La période de deux semaines accordée doit permettre de finaliser un accord de paix global. Aucune date ni format de négociation directe n’ont été précisés par la Maison Blanche à l’heure de la publication.



