Mali : frappé par des attaques d’ampleur, le Bénin exprime sa solidarité

Le gouvernement du Bénin a réagi ce 26 avril 2026 à des attaques terroristes coordonnées ayant frappé plusieurs localités du Mali la veille. Dans un communiqué officiel, Cotonou exprime sa solidarité envers les autorités et la population maliennes, tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes.

Selon des informations rapportées par Al Jazeera et Jeune Afrique, le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, aurait été tué lors de ces attaques survenues le 25 avril. Les autorités maliennes n’ont pas confirmé officiellement cette information à ce stade.

Offensive simultanée sur plusieurs villes

D’après les éléments relayés par ces médias, des groupes armés ont mené des assauts coordonnés dès l’aube contre des positions militaires dans plusieurs centres stratégiques, notamment Bamako, Kati, Gao, Kidal, Sévaré et Mopti. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA) sont présentés comme les principaux acteurs de ces attaques.

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Un analyste du cabinet Aldebaran Threat Consultants, cité par la presse, évoque une opération d’ampleur exceptionnelle, sans précédent depuis 2012, année marquée par une crise sécuritaire majeure dans le nord du Mali.

À Kati, ville garnison située à une quinzaine de kilomètres de Bamako, une attaque au véhicule piégé aurait visé la résidence du ministre de la Défense. Selon Al Jazeera et Jeune Afrique, l’explosion aurait entièrement détruit le bâtiment. La mort de Sadio Camara reste toutefois à confirmer officiellement.

Situation sécuritaire incertaine et autorités sous pression

Toujours selon des informations relayées par des médias régionaux, le chef de l’État malien, Assimi Goïta, aurait été exfiltré vers un lieu sécurisé. Cette information n’a pas fait l’objet d’une confirmation officielle.

Dans le nord du pays, la situation reste difficile à vérifier de manière indépendante. À Kidal, le porte-parole du Front de libération de l’Azawad, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a affirmé à l’Agence France-Presse que ses forces contrôlaient la majeure partie de la ville. Il a également indiqué que le gouverneur se serait réfugié dans l’ancien camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Ces déclarations n’ont pas été corroborées par des sources indépendantes.

Face à ces événements, le gouvernement béninois a publié un communiqué exprimant sa « consternation » et sa solidarité avec le Mali. Les autorités béninoises adressent leur soutien aux blessés et présentent leurs condoléances aux familles endeuillées.

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