Mali : le ministre de la Défense Sadio Camara aurait été tué dans les attaques du 25 avril

Le général Sadio Camara, ministre malien de la Défense, aurait été tué lors des attaques coordonnées qui ont frappé le Mali ce samedi 25 avril 2026, selon Al Jazeera et Jeune Afrique, qui citent de multiples sources sécuritaires. Les autorités maliennes n’ont pas encore confirmé officiellement sa mort. Il serait décédé dans l’attentat au véhicule piégé conduit par un kamikaze qui a entièrement détruit sa résidence à Kati, ville garnison située à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Bamako.

Une offensive d’une ampleur inédite depuis 2012

Dès l’aube, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA), alliance rebelle à dominante touarègue, ont lancé des assauts simultanés contre des positions militaires à Bamako, Kati, GaoKidalSévaré et Mopti. Un analyste du cabinet Aldebaran Threat Consultants a qualifié l’opération de « vaste offensive coordonnée à un niveau inédit depuis 2012 ». Le chef de l’État, le général Assimi Goïta, a été exfiltré selon des sources concordantes citées par Wikipedia et des médias régionaux. À Kidal, le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a affirmé à l’AFP que ses forces avaient pris le contrôle de la majeure partie de la ville, le gouverneur s’étant réfugié dans l’ex-camp de la Minusma. Cette information n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

Une alliance politique et militaire assumée

Pour la première fois, le JNIM et le FLA ont officiellement affiché leur collaboration, qualifiée de « partenariat », contre les Forces armées maliennes (FAMa). Les deux groupes, jusqu’ici antagonistes sur le plan idéologique, ont revendiqué conjointement les attaques et annoncé que leur alliance restait ouverte à tout acteur souhaitant « un changement de régime » à Bamako. Le porte-parole du FLA a par ailleurs explicitement appelé les autorités du Burkina Faso et du Niger — alliés du Mali au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) — à ne pas intervenir dans les événements en cours.

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Des réactions internationales, un silence sahélien

Le Bureau des affaires africaines du département d’État américain a condamné les attaques dans la journée du 25 avril, réaffirmant le soutien de Washington au peuple et au gouvernement maliens. Le président de la Commission de l’Union africaineMahmoud Ali Youssouf, a également exprimé sa vive préoccupation et appelé au retour au calme. L’ambassade des États-Unis à Bamako et l’ONU ont demandé à leurs employés d’éviter tout déplacement non essentiel. À l’inverse, ni Ouagadougou ni Niamey n’avaient publié de déclaration officielle à l’heure de publication de cet article, malgré le cadre de défense mutuelle liant les trois pays de l’AES. Les FAMa ont affirmé dans un second communiqué avoir repris le contrôle de la situation, neutralisé plusieurs assaillants et poursuivi les opérations de ratissage — un bilan que les combats encore signalés à Kidal plus de 24 heures après le début des attaques ne permettaient pas de vérifier de manière indépendante.

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