Amanda Ungaro, ancienne mannequin brésilienne de 41 ans et ex-compagne de Paolo Zampolli — l’agent qui a introduit Melania Trump à Donald Trump en 1998 — a publié les 8 et 9 avril 2026 une série de messages sur X menaçant la Première dame de poursuites judiciaires et promettant d’exposer ce qu’elle appelle un « système corrompu ».
« Je vais démanteler votre système corrompu, même si c’est la dernière chose que je fais de ma vie », écrit-elle en s’adressant directement au compte archivé de Melania Trump sur la plateforme. Les publications, relayées par Newsweek, le New York Times et ABC News, cumulent plusieurs centaines de milliers de vues et paraissent quelques heures avant que la Première dame prenne la parole de manière impromptue à la Maison-Blanche pour nier tout lien avec le financier condamné Jeffrey Epstein.
Une trajectoire liée aux réseaux Epstein et Trump
Née à Londrina, dans le sud du Brésil, Amanda Ungaro arrive aux États-Unis vers 2002, à l’âge de 17 ans. Selon une enquête du New York Times, elle aurait été acheminée depuis Paris à bord de l’avion privé d’Epstein, surnommé le « Lolita Express ». Son agent à l’époque était Jean-Luc Brunel, inculpé en France pour proxénétisme aggravé et décédé en détention en 2022.
C’est à New York qu’elle rencontre Zampolli la même année. Leur relation dure près de deux décennies. Le couple a un fils, assiste à la première investiture de Donald Trump en 2017 et siège à la table de Melania lors du dîner officiel, selon le Latin Times. Ungaro occupe également un poste d’ambassadrice de la Grenade aux Nations Unies, chargée du programme post-2015 et de l’économie bleue.
Arrestation, rétention par l’ICE et déportation
En juin 2025, Ungaro est arrêtée à Miami pour des charges de fraude liées à l’exercice illégal de procédures esthétiques dans un spa médical. Elle plaide non coupable. Alors qu’elle est en garde à vue, Zampolli contacte David Venturella, haut responsable de l’ICE, pour signaler que son ex-compagne se trouve en situation irrégulière — son visa ayant expiré des années auparavant. Le New York Times rapporte que Venturella alerte aussitôt le bureau local de l’ICE à Miami, qui la transfère en rétention avant qu’elle puisse obtenir une liberté sous caution.
Ungaro passe trois mois et demi dans un centre de détention avant d’être expulsée vers le Brésil. Zampolli nie avoir sollicité un traitement de faveur. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) affirme que la déportation repose exclusivement sur l’expiration du visa et les charges pénales en cours, écartant toute motivation politique.
Le bureau de Melania Trump indique que la Première dame n’a aucune connaissance ni implication dans les affaires personnelles de Zampolli et d’Ungaro. Aucun lien direct n’a été établi entre les publications d’Ungaro et la décision de Melania Trump de s’exprimer publiquement sur l’affaire Epstein. Depuis le Brésil, Ungaro n’a pas précisé devant quelle juridiction elle entend engager des poursuites contre la Première dame.



