Les autorités nigériennes ont inscrit l’ancien Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou et deux proches de l’ex-président Mohamed Bazoum au Fichier national des personnes ou groupes liés à une entité terroriste (FPGE). La décision a été notifiée le 9 avril 2026 aux missions diplomatiques par le ministère des Affaires étrangères.
Selon une note officielle signée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, trois personnalités sont désormais visées par ce dispositif sécuritaire. Il s’agit de l’ancien chef du gouvernement, ainsi que de Aminata Takoubakoye Boureima et Djibo Yaya, deux collaborateurs de l’ancien président. Le document précise qu’ils se trouvent actuellement à l’étranger.
Mesures immédiates et poursuites engagées
L’inscription au FPGE entraîne l’application de plusieurs mesures restrictives. Les autorités nigériennes prévoient notamment le gel des avoirs, l’interdiction de voyager, ainsi que des limitations en matière de services consulaires et d’activités économiques. Le dispositif inclut également un suivi des opérations financières.
D’après la même source officielle, Ouhoumoudou Mahamadou est poursuivi pour « crime de trahison et complot contre la sûreté de l’État » rapportent des sources concordantes. Ancien directeur de cabinet à la présidence sous Mahamadou Issoufou, il occupait le poste de Premier ministre au moment du renversement du pouvoir le 26 juillet 2023.
Deux collaborateurs déjà déchus de leur nationalité
Aminata Takoubakoye Boureima et Djibo Yaya avaient auparavant fait l’objet d’une décision distincte. Début avril, les autorités de transition ont prononcé leur déchéance provisoire de nationalité, comme nous l’avons rapporté précédemment. La première a dirigé l’Institut national de la statistique sous la présidence de Mohamed Bazoum, tandis que le second a exercé au sein de son cabinet.
Les deux personnalités sont décrites comme actives sur les réseaux sociaux et visées pour des faits liés à la sécurité publique. Leur situation administrative évolue désormais avec leur inscription sur la liste du FPGE.
Notification aux représentations diplomatiques
La note du 9 avril demande aux représentations diplomatiques du Niger d’appliquer sans délai les mesures prévues à l’encontre des trois personnes concernées. Elle mentionne que celles-ci sont « en fuite à l’étranger », ce qui implique une coordination avec les services consulaires. L’application effective de ces dispositions dépend désormais des relais diplomatiques et des institutions financières appelées à exécuter les mesures de restriction prévues par la réglementation en vigueur.



