Présidentielle 2026 au Bénin : 5 centrales syndicales appellent à voter WADAGNI-TALATA

À quelques jours de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, un signal politique fort vient du front social. Cinq importantes organisations syndicales béninoises ont officiellement annoncé leur soutien au duo Romuald WADAGNI – Mariam Chabi Talata. Dans une déclaration commune, elles justifient leur choix par la volonté d’ouvrir une nouvelle ère dans les relations entre le pouvoir et les travailleurs, sur fond de crise persistante du dialogue social.

À l’approche du scrutin présidentiel, les lignes bougent aussi du côté des forces sociales organisées. La CSA-Bénin, la COSI-Bénin, la CGTB, l’UNSTB et la CSPIB ont décidé de sortir de leur réserve habituelle pour prendre position dans la bataille électorale. Dans une déclaration signée à Cotonou le 7 avril 2026, ces cinq organisations syndicales affirment avoir choisi d’apporter leur soutien officiel à la candidature de Romuald WADAGNI.

Ce positionnement ne relève pas, selon elles, d’un simple réflexe politique ou d’un alignement opportuniste. Les centrales syndicales disent inscrire leur démarche dans un contexte social qu’elles jugent préoccupant depuis plusieurs années. Elles évoquent notamment « l’affaiblissement préoccupant du dialogue social », la remise en cause des libertés syndicales, ainsi que la perte de crédibilité des cadres de concertation entre les partenaires sociaux et les autorités publiques. Autant de griefs qui, à leurs yeux, ont nourri une frustration durable dans le monde du travail.

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Un soutien présenté comme un choix de rupture

Dans leur texte, les signataires expliquent avoir mené une réflexion en profondeur sur les causes de la crise sociale actuelle et sur les conditions nécessaires à une nouvelle gouvernance des relations professionnelles. Leur objectif affiché : faire émerger un « nouveau contrat social » reposant sur la concertation, le respect mutuel et une implication plus effective des partenaires sociaux dans l’élaboration des politiques publiques.

C’est dans cette logique qu’elles ont rencontré, les 20 et 24 mars 2026, les deux duos engagés dans la course à la présidence. Selon les organisations syndicales, ces échanges ont permis de présenter aux candidats une vision commune articulée autour de plusieurs exigences : la réhabilitation des libertés syndicales, la restauration d’un dialogue social réel et permanent, la transparence dans les rapports avec l’État, ainsi que la co-construction de la paix sociale.

À l’issue de cette séquence, les syndicats disent avoir fait le choix de « saisir l’opportunité du changement politique qui s’annonce ». Ils estiment que les engagements pris par Romuald WADAGNI ouvrent, selon leurs termes, « une perspective de rupture » avec des pratiques ayant progressivement érodé la confiance entre les travailleurs et les autorités publiques. C’est sur cette base qu’ils annoncent leur soutien au duo WADAGNI-TALATA.

Les travailleurs appelés à voter massivement

Au-delà de la prise de position, la déclaration prend aussi la forme d’un appel clair à la mobilisation électorale. Les cinq centrales invitent les travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité à se rendre massivement aux urnes dès les premières heures du dimanche 12 avril. L’objectif affiché est double : exercer le droit constitutionnel de vote et accorder leur suffrage au duo qu’elles soutiennent.

Les organisations syndicales ne se contentent donc pas d’un soutien de principe. Elles cherchent visiblement à peser sur l’issue du scrutin, tout en donnant une portée politique à leur engagement. Elles indiquent d’ailleurs vouloir conférer au ticket WADAGNI-TALATA une « légitimité populaire » qui le rendrait, selon elles, redevable vis-à-vis des travailleurs.

Un pacte social en préparation

L’un des éléments majeurs de cette déclaration réside dans l’annonce d’un « pacte social structuré » en cours de finalisation. Les centrales syndicales assurent que ce document sera formellement soumis au candidat soutenu, avec l’ambition de transformer les engagements pris durant la campagne en obligations politiques et sociales plus lisibles.

Un tournant politique et social à observer

Ce soutien public de cinq organisations syndicales d’envergure ajoute un élément de poids à une élection déjà très suivie. Dans un pays où les syndicats ont souvent joué un rôle de contre-pouvoir, leur choix assumé en faveur d’un candidat n’est pas anodin.

En se positionnant ainsi dans la dernière ligne droite du scrutin de 2026, ces centrales donnent une tonalité particulière à la campagne. Plus qu’un simple communiqué de circonstance, leur démarche pose la question du futur contrat entre pouvoir politique et monde du travail au Bénin. Sur ce terrain, les attentes apparaissent déjà élevées.

1 réflexion au sujet de “Présidentielle 2026 au Bénin : 5 centrales syndicales appellent à voter WADAGNI-TALATA”

  1. Me Jacques Verge Molès …tu as finalement compris ce que veut le peuple!!!! tu as vu comment un peuple majeur décide librement…rien à voir avec tes ayatollah et tes maitres Poutine – Prygojine
    …je vais t’engager

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