Présidentielle 2027 : de Retailleau à Villepin, qui veut succéder à Macron ?

À moins d’un an du premier tour prévu au printemps 2027, la course à l’Élysée mobilise déjà une vingtaine de personnalités politiques françaises, des deux rives de l’échiquier. Des déclarations officielles aux intentions à peine voilées, le champ des candidats potentiels ne cesse de s’élargir, dans un paysage dominé par la question de l’inéligibilité de Marine Le Pen et la fragmentation des blocs de droite et de gauche.

Les candidatures déjà officialisées

À droite, Bruno Retailleau, président des Républicains et ancien ministre de l’Intérieur, a été le premier à forcer le calendrier en déclarant sa candidature le 12 février 2026, via un message adressé aux parlementaires LR avant une allocution diffusée sur les réseaux sociaux. Il promet notamment un référendum sur l’immigration et un référendum pénal, deux mesures qui se heurteraient à des obstacles constitutionnels selon les juristes. Édouard Philippe, ancien Premier ministre et maire du Havre, est candidat depuis septembre 2024 sous l’étiquette Horizons. Laurent Wauquiez(LR) a suivi en mars 2025, Xavier Bertrand (LR/Nous France) s’est également déclaré, tout comme Jérôme Guedj(PS) en février 2026. À l’extrême gauche, Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) briguera la présidence pour la quatrième fois consécutive, après avoir annoncé sa candidature en décembre 2025. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a confirmé en mars 2025 une quatrième tentative, se réclamant du bloc souverainiste.

Un centre et une gauche encore en ordre dispersé

Du côté du bloc central, Gabriel Attal (Renaissance) a appelé Horizons et le MoDem à se coordonner pour organiser un rassemblement des candidatures, sans exclure une primaire. Gérald Darmanin plaide pour un candidat unique « de la droite, du centre et de la gauche républicaine ». Dominique de Villepin, 72 ans, fondateur du mouvement La France humaniste, n’a pas officialisé sa candidature mais a déclaré le 10 avril 2026 à Caen vouloir être « un candidat de rassemblement dès le premier tour », tout en collectant activement des parrainages d’élus. À gauche, une primaire réunissant les Écologistes, une partie du PS et des figures dissidentes de LFI — dont Marine TondelierClémentine Autain et François Ruffin — est programmée pour le 11 octobre 2026. Jean-Luc Mélenchon (LFI), qui s’est dit « évidemment sur les rangs » lors d’un meeting à Montreuil début avril, n’y participera pas.

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Le cas Le Pen, facteur déterminant

L’ensemble du scrutin pourrait être reconfiguré par la décision de la cour d’appel de Paris, attendue le 7 juillet 2026, sur l’inéligibilité de Marine Le Pen, condamnée en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires du RN. En cas de confirmation, Jordan Bardella, président du RN, prendrait sa place dans la course. Selon un sondage publié fin 2025, Bardella remporterait le second tour quel que soit son adversaire.

1 réflexion au sujet de “Présidentielle 2027 : de Retailleau à Villepin, qui veut succéder à Macron ?”

  1. On pensait avoir touché le fond mais … le départ est donné pour un candidat pire que Macron qui a été pire que Hollande qui a été pire que Sarko …

    Dans les mega-brêles, on a du Marine Tondelier et Clémentine Autain ! Autant demander poliment à Poutine de vitrifier la France, qu’on en finisse avec cette « infernale » descente aux enfers. (figure de style pléonasmique pas du tout intentionnelle)

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