Sahara occidental : le Kenya rejoint les soutiens africains du plan marocain

Le Kenya a officiellement exprimé, jeudi 9 avril à Nairobi, son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le règlement du différend autour du Sahara occidental. Cette position a été annoncée à l’issue de la première session de la commission mixte de coopération maroco-kényane, co-présidée par le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, et le secrétaire du Cabinet des Affaires étrangères du Kenya, Musalia Mudavadi.

Dans un communiqué conjoint, Nairobi a salué la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui retient l’initiative marocaine comme base de négociation. Les autorités kényanes ont également indiqué vouloir coopérer avec les États partageant cette approche afin d’en favoriser la mise en œuvre.

Nairobi valide le plan marocain comme base de règlement

Le gouvernement kényan considère le projet d’autonomie comme une option durable pour clore ce différend régional. Dans le document final de la rencontre, il est qualifié de seule solution crédible et réaliste. Le texte souligne aussi le consensus international croissant autour de cette proposition portée par Rabat.

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La réunion de Nairobi marque une étape diplomatique pour le Maroc, qui multiplie les soutiens à son initiative auprès de partenaires africains et au-delà. La résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité le 31 octobre 2025, appelle à la reprise des négociations sous l’égide des Nations unies sur la base de propositions jugées sérieuses et crédibles.

Un bloc africain de plus en plus favorable à Rabat

Le Kenya rejoint un groupe de pays africains ayant affiché un appui explicite à la position marocaine. En Afrique de l’Ouest, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, la Guinée, la Gambie et la Guinée-Bissau soutiennent régulièrement cette option dans les forums internationaux.

En Afrique centrale, le Gabon, le Cameroun et la République du Congo ont également exprimé leur appui. À l’est du continent, les Comores et Djibouti figurent parmi les soutiens déclarés, tandis qu’en Afrique australe, la Zambie, le Malawi et l’Eswatini ont pris position en faveur du plan d’autonomie.

Plusieurs de ces États ont ouvert des représentations consulaires dans les villes de Dakhla et Laâyoune, situées dans les provinces du Sud du Maroc, traduisant leur reconnaissance de la souveraineté marocaine sur ce territoire.

Une dynamique diplomatique en évolution

Selon les autorités marocaines, l’initiative d’autonomie bénéficie aujourd’hui d’un soutien élargi au niveau international, avec plus d’une centaine d’États favorables à cette approche. Sur le plan africain, cette évolution reste toutefois contrastée, certains pays continuant de défendre une solution basée sur l’autodétermination. La position exprimée par Nairobi intervient alors que les Nations unies poursuivent leurs efforts pour relancer le processus politique, sous la conduite de leur envoyé personnel pour le Sahara occidental.

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