Une étude publiée le 31 mars 2026 dans la revue JAMA Network Open tend à affirmer que dormir avec une source lumineuse pourrait considérablement augmenter les risques de souffrir d’insuffisance cardiaque, d’infarctus ou d’AVC. Selon le profil des personnes concernées, ce risque pourrait même augmenter de 56 %.
Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont mené une étude longue de neuf ans, sur près de 89 000 adultes. Pour obtenir des résultats tangibles, les scientifiques ont utilisé des capteurs mesurant l’exposition lumineuse lors du sommeil. Les résultats sont clairs, mettant en exergue un lien entre la lumière la nuit et une hausse du risque de maladies cardiovasculaires.
Jusqu’à 56 % de risques en plus de faire un AVC
Plus spécifiquement, la lumière nocturne perturbe le bon fonctionnement de l’organisme. Cela vaut, même si la durée d’une nuit atteint les huit heures. En effet, la qualité du sommeil est de moindre qualité. Or, le repos, lorsqu’il est incomplet ou fragmenté, est reconnu comme un facteur aggravant pour la santé cardiovasculaire.
Plus spécifiquement, les mécanismes associés au stress, comme la production de cortisol, restent actifs. Le corps est en état d’alerte, le cœur ne se calme pas. À cela, le cerveau a du mal à comprendre pourquoi il y a de la lumière. Le rythme circadien est directement impacté, entraînant un fort dérèglement.
La lumière, à proscrire au moment d’aller dormir
À cela, s’ajoutent des habitudes de sommeil qui évoluent, pas forcément dans le bon sens d’ailleurs. Si aux Pays-Bas ou en Allemagne, on dort plus de huit heures par nuit, les nuits à Singapour et au Japon sont plus courtes, autour de sept heures en moyenne. Les temps de sommeil ont globalement tendance à diminuer un peu partout sur la planète, or une bonne nuit de sommeil, c’est au moins 3 à 5 cycles.



