Afrique de l'Est : Dangote obtient un appui concret de Museveni pour la raffinerie régionale

Le président ougandais Yoweri Museveni a annoncé avoir apporté son soutien au projet de raffinerie régionale envisagé par Aliko Dangote en Afrique de l’Est. L’annonce a été faite samedi 17 mai sur le réseau social X, à l’issue d’une rencontre entre les deux hommes au State Lodge de Nakasero, à Kampala.

Dans son message, Yoweri Museveni a indiqué que les discussions avaient porté sur la future raffinerie régionale que souhaite promouvoir l’industriel nigérian. Le chef de l’État ougandais a rappelé que son gouvernement s’est toujours opposé à l’exportation de matières premières sans transformation locale, ce qui avait conduit l’Ouganda à retarder l’exploitation de son pétrole afin de privilégier d’abord la mise en place d’unités de raffinage.

« Aujourd’hui à Nakasero, j’ai rencontré M. Aliko Dangote et nous avons discuté du projet de raffinerie régionale d’Afrique de l’Est », a écrit le président ougandais. Il a ajouté que l’Ouganda était prêt à soutenir cette initiative tout en poursuivant le développement de sa propre raffinerie à Hoima.

Un projet évoqué par Dangote à Nairobi

Cette prise de position intervient quelques semaines après une déclaration d’Aliko Dangote lors du sommet de l’Africa Finance Corporation à Nairobi. L’homme d’affaires avait alors affirmé être disposé à construire en Afrique de l’Est une installation comparable à la Dangote Refinery, au Nigeria.

Selon ses déclarations, le projet pourrait nécessiter un investissement estimé entre 15 et 17 milliards de dollars. La raffinerie de Lekki au Nigéria, entrée en service progressivement, dispose d’une capacité d’environ 650 000 barils par jour, ce qui en fait l’une des plus grandes infrastructures de raffinage au monde sur un seul site.

Plusieurs pays étudient une raffinerie commune

Le président kényan William Ruto avait indiqué en avril que plusieurs États d’Afrique de l’Est examinaient la possibilité de créer une raffinerie commune afin de réduire leur dépendance aux importations de carburants raffinés.

L’Ouganda maintient parallèlement son projet national de raffinerie à Hoima, dans l’ouest du pays, destiné à valoriser les réserves de pétrole découvertes dans la région du lac Albert. Le soutien public exprimé par Yoweri Museveni pourrait renforcer les discussions entre les gouvernements de la région et le groupe Dangote sur les modalités de ce projet industriel.

Laisser un commentaire