Afrique : Gabon, Afrique du Sud, RDC… la tentation du repli identitaire se généralise

La République démocratique du Congo a officiellement rétabli, à compter du 30 avril 2026, une réglementation réservant le petit commerce aux opérateurs nationaux. Le ministère congolais de l’Économie nationale a annoncé, dans un communiqué publié à Kinshasa, que les étrangers ne pourront plus exercer dans ce segment, sauf dans certaines activités spécifiques à forte intensité de capital.

Le texte adopté prend la forme d’un décret encadrant l’exercice du commerce de détail, complété par un arrêté interministériel définissant les secteurs encore accessibles aux investisseurs étrangers. Selon le ministère de l’Économie nationale, le petit commerce et le commerce de détail sont réservés aux opérateurs économiques congolais. Les entreprises concernées disposent d’un délai de six mois pour se conformer aux nouvelles règles.

Une restriction encadrée par décret

Les autorités congolaises précisent que certaines branches, comme les grandes surfaces, les franchises ou la vente de matériel technique, restent ouvertes aux capitaux étrangers sous conditions. Ce dispositif vise, selon le communiqué officiel, à revoir l’organisation du commerce intérieur et à encadrer plus strictement les activités de proximité.

Cette décision prolonge un processus engagé depuis 2025, marqué par la fin du moratoire qui permettait à des opérateurs étrangers d’exercer dans le petit commerce. Le gouvernement entend ainsi réaffirmer une réglementation plus ancienne, déjà présente dans la législation congolaise des années 1970.

Des décisions similaires dans plusieurs pays africains

La mesure adoptée à Kinshasa intervient alors que d’autres États africains ont récemment pris des décisions comparables. Au Gabon, les autorités ont annoncé en 2025 des restrictions visant certains emplois et activités économiques au profit des nationaux. En Afrique du Sud, plusieurs initiatives locales et débats politiques récents ont porté sur la place des commerçants étrangers dans les économies urbaines, avec des mesures de régulation renforcée dans certains secteurs. Ces décisions interviennent alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), entrée en phase opérationnelle en 2021 sous l’impulsion de l’Union africaine, vise à faciliter la circulation des biens et des services à l’échelle du continent.

Une mise en œuvre progressive

En RDC, les autorités ont annoncé un accompagnement administratif pour faciliter l’application des nouvelles dispositions. Le ministère de l’Économie nationale prévoit des actions de sensibilisation auprès des opérateurs économiques concernés. Le calendrier officiel fixe un délai de six mois à compter de la publication des textes pour la mise en conformité des entreprises, soit jusqu’à la fin du mois d’octobre 2026.

2 réflexions au sujet de “Afrique : Gabon, Afrique du Sud, RDC… la tentation du repli identitaire se généralise”

  1. Gabon, Afrique du Sud, RDC… la tentation du repli identitaire se généralise

    Dans un pays, les gueux, les va-nu-pieds et les vauriens rejettent toujours leurs échecs sur les personnes qui ont courageusement qui leurs pays pour venir se chercher eux qui refusent pour la plupart du temps, le travail que ces immigrés font et contribuent au développement du pays d’accueil.
    Ces ivrognes au taux de consanguinité très élevé que sont les pygmées du Gabon et les zozos dépigmentés de la RDC sans oublier la descendance ingrate des Sud-africains dont toute l’Afrique Noire avait soutenu les parents contre l’apartheid.
    Générations incultes et trop portée sur la bouteille et d’autres vices qui ruinent l’âme

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