Apologie du terrorisme : le Burkina sanctionne l'Union générale des étudiants

Le gouvernement burkinabè a suspendu l’Union générale des étudiants du Burkina (UGEB) pour une durée de trois mois renouvelables, le 26 mai, l’accusant d’apologie du terrorisme. La décision figure dans un arrêté signé par Émile Zerbo, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité.

La suspension suite à une déclaration critique

La suspension intervient après une déclaration de l’UGEB diffusée le 25 mai, dans laquelle l’organisation étudiante remet en cause l’action sécuritaire du gouvernement. L’organisation affirme que « malgré la réception de lots de matériels militaires pompeusement médiatisés, la persistance de la guerre civile réactionnaire est patente, avec une recrudescence des attaques terroristes aussi bien de par leur ampleur que leur intensité ».

L’UGEB poursuit en soulignant que cette situation « révèle au grand jour l’incapacité manifeste du MPSR II à rétablir la sécurité, près de quatre ans après sa prise du pouvoir, et contraste avec les premières déclarations de son chef, qui avait promis de mettre fin à la guerre en trois mois ».

Renouvellement possible de la mesure

L’UGEB, organisation syndicale estudiantine créée en 1960, représente les étudiants de l’ensemble des universités et centres universitaires burkinabès. Principal porte-parole des étudiants au Burkina Faso, l’organisation opère à travers ses sections régionales, l’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB), présentes dans les institutions d’enseignement supérieur du pays. Sa suspension de trois mois demeure renouvelable, ce qui signifie que l’interdiction pourrait être prolongée au-delà de cette période initiale selon la décision des autorités gouvernementales.

Laisser un commentaire