L’artiste ivoirien Abomé l’Éléphant, connu pour son style mêlant rap et afrobeat, s’est éteint lundi 18 mai au CHU de Treichville à Abidjan à l’âge de 33 ans. Selon l’entourage de l’artiste, décédé à la suite d’un malaise cardiaque, la nouvelle a surpris ses proches qui ne détectaient aucun symptôme annonciateur.
Un parcours musical entre Yôrô Gang et carrière solo
De son vrai nom Anassin Boris Medard, l’artiste avait bâti sa réputation entre 2010 et 2017 comme leader vocal du groupe Fiesta Parade avant de rejoindre le producteur DJ Arafat et son label Yôrô Gang en 2016. Il en avait quitté les rangs en 2020 pour poursuivre une carrière en solo. Ses collaborations et reprises lui avaient permis de se faire connaître auprès du public ivoirien et d’établir son identité musicale à travers des titres comme « Numéro 10 » et « Solo » en featuring avec Ali Le Code.
Des problèmes oculaires de longue date
Abomé l’Éléphant souffrait depuis l’enfance d’une affection ophtalmologique, la Limbo-Conjonctivite Endémique des Tropiques, une pathologie qui provoquait rougeurs et larmoiements visibles lors de ses apparitions publiques récentes. Il avait déclaré suivre régulièrement des traitements pour limiter l’évolution de cette condition sans qu’elle n’affecte apparemment son activité artistique.
L’onde de choc dans le milieu culturel
Les collaborateurs contactés par les médias locaux notamment L’Infodrome ont exprimé leur stupéfaction face à la cause réelle de son décès. « On savait qu’il avait des soucis aux yeux. Nous sommes choqués pour son décès surtout pour le malaise cardiaque », rapporte l’un d’eux. L’information, diffusée sur les réseaux sociaux en début de matinée, a été confirmée ultérieurement par les proches du musicien.



