Détroit d'Ormuz : l'Iran envisagerait une arme vivante soviétique contre les navires américains

Le blocus américain des ports iraniens, en vigueur depuis le 13 avril 2026, aurait poussé Téhéran à envisager le déploiement de dauphins équipés de mines navales contre des bâtiments de guerre américains dans le détroit d’Ormuz. L’information, rapportée par le Wall Street Journal début mai, cite des responsables iraniens ayant connaissance des délibérations internes du régime.

Quand l’étranglement économique dicte les options militaires

Depuis le 28 février 2026, date des premières frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran, le détroit d’Ormuz — par lequel transitait jusqu’alors environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole — est pratiquement fermé au trafic commercial. Le blocus américain des ports iraniens, ajouté à la fermeture du détroit, a privé Téhéran de l’essentiel de ses revenus pétroliers. Le Wall Street Journal estime que le Pentagone chiffre à cinq milliards de dollars les pertes déjà subies par l’Iran.

Des factions dures au sein du régime auraient fait pencher la balance vers des options militaires non conventionnelles, jugeant le blocus équivalent à une déclaration de guerre malgré le cessez-le-feu en vigueur.

Une capacité héritée de la marine soviétique

Les dauphins envisagés par Téhéran ne seraient pas une improvisation. En 2000, la BBC rapportait que l’Iran avait acquis des mammifères marins entraînés par la marine soviétique près de Sébastopol, conditionnés à des missions d’attaque contre des coques de navires et d’interception de plongeurs ennemis. Leur cession à l’Iran avait été confirmée par leur entraîneur en chef, Boris Zhurid, qui déclarait ne plus pouvoir financer leur entretien.

L’état opérationnel actuel de ces animaux n’a fait l’objet d’aucune vérification indépendante. Du côté iranien, la diffusion de ce rapport a suscité des réactions moqueuses, certains responsables et internautes iraniens qualifiant l’information de manipulation médiatique.

La prochaine échéance est militaire et diplomatique : le 4 mai, Washington a lancé l’opération Project Freedom, engageant destroyers, une centaine d’aéronefs et 15 000 soldats pour escorter des navires de pays tiers à travers le détroit. L’Iran a prévenu que toute progression américaine dans la zone serait traitée comme une violation du cessez-le-feu.

Laisser un commentaire