Gabriel Attal a officialisé ce vendredi 22 mai sa candidature à l’élection présidentielle française de 2027. L’ancien Premier ministre, président du parti Renaissance, a annoncé sa décision depuis l’Aveyron à l’issue d’un débat citoyen organisé dans le département.
Le député des Hauts-de-Seine a affirmé vouloir porter une nouvelle étape politique après le second quinquennat d’Emmanuel Macron. Devant plusieurs centaines de participants réunis sous une forte chaleur, il a déclaré vouloir faire renouer la France avec « la promesse de l’élévation » et défendre une ligne tournée vers « l’optimisme » et « l’action ».
Une entrée officielle dans la bataille du bloc central
Cette déclaration met fin à plusieurs mois de spéculations autour des ambitions présidentielles de Gabriel Attal. Depuis son départ de Matignon à l’été 2024, après la dissolution de l’Assemblée nationale, l’ancien chef du gouvernement multipliait les déplacements et les prises de parole sur les questions économiques, éducatives et régaliennes.
Sa candidature ouvre désormais une compétition directe avec l’ancien Premier ministre Édouard Philippe pour le leadership du bloc central. Les deux responsables politiques apparaissent depuis plusieurs mois comme les figures les plus identifiées de l’espace politique issu du macronisme. Gabriel Attal a pris la tête de Renaissance après les élections européennes de 2024. Selon les statuts du parti présidentiel, le président de Renaissance est chargé de préparer les échéances nationales et d’organiser la stratégie électorale du mouvement.
Une ascension rapide depuis 2017
Âgé de 37 ans, Gabriel Attal s’est imposé en moins d’une décennie comme l’un des principaux visages de la majorité présidentielle. Ancien membre du Parti socialiste, il rejoint Emmanuel Macron lors de la création d’En Marche et est élu député en 2017. Il entre au gouvernement l’année suivante comme secrétaire d’État chargé de la Jeunesse.
Pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, il gagne en visibilité en devenant porte-parole du gouvernement de Jean Castex. Nommé ministre délégué chargé des Comptes publics en 2022, puis ministre de l’Éducation nationale en 2023, il accède à Matignon en janvier 2024. À 34 ans, il devient alors le plus jeune Premier ministre de la Ve République.
Ses relations avec Emmanuel Macron se sont progressivement tendues après la dissolution de l’Assemblée nationale et les difficultés rencontrées par le camp présidentiel lors des législatives anticipées de 2024.
Une campagne appelée à s’intensifier
Avec cette annonce, Gabriel Attal devient l’un des premiers responsables majeurs à officialiser sa participation à la présidentielle de 2027. Le calendrier politique devrait désormais s’accélérer au sein du centre, alors que plusieurs candidatures pourraient émerger dans les prochains mois avant les désignations internes et les premiers grands meetings nationaux.


