Des individus se réclamant de mouvances royalistes marocaines ont agressé le stand algérien lors de la semaine africaine 2026 organisée à l’UNESCO à Paris, le 20 mai. L’ambassade d’Algérie en France a dénoncé cet incident et annoncé des mesures pour protéger ses ressortissants.
L’ambassade dénonce fermement l’incident
L’exposition algérienne, installée dans l’enceinte du siège parisien de l’UNESCO, a fait l’objet d’une agression durant la manifestation culturelle. L’ambassade d’Algérie a déclaré dans un communiqué : « qu’elle condamne avec la plus grande fermeté l’agression vile perpétrée, le 20 mai 2026, contre le stand algérien. » Les circonstances précises de l’incident n’ont pas été précisées par la diplomatie algérienne, qui a souligné son soutien aux exposants algériens promouvant le patrimoine national.
Une escalade de tensions culturelles
Cet incident fait suite à des affrontements récurrents autour de la revendication du patrimoine maghrébin. Les relations culturelles entre Alger et Rabat se sont intensément détériorées depuis 2021, année de la rupture diplomatique formelle. Le désaccord porte notamment sur des éléments patrimoniaux comme le zellige, l’art de la faïence ornementale. En 2024, l’Algérie a déposé un dossier auprès de l’UNESCO pour inscrire le zellige au patrimoine immatériel de l’humanité, démarche contestée par le Maroc qui revendique cet art comme son patrimoine exclusif. Les tensions se sont également manifestées lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025 accueillie au Maroc, avec plusieurs incidents impliquant les délégations sportives algérienne et marocaine.
Dans son communiqué, l’ambassade d’Algérie dénonce « la multiplication d’attaques, de harcèlement et d’actes de violence contre des exposants algériens lors d’événements organisés en France » et soupçonne une mobilisation marocaine organisée pour entraver la présence culturelle algérienne sur la scène internationale.
Engagement de poursuites
L’ambassade a annoncé son intention « d’entreprendre toutes les démarches nécessaires pour protéger ses ressortissants et faire en sorte que les auteurs et les commanditaires de ces agissements injustifiés et inacceptables ne restent pas impunis. » Les autorités françaises et l’UNESCO n’ont pas encore commenté publiquement l’incident.


