Le conseil éditorial du New York Times a publié ce jeudi 30 avril 2026 un éditorial sévère sur les résultats militaires américains en Iran, estimant que Washington « s’est laissé mal préparer à la guerre moderne ». Le texte, intitulé « The U.S. Military Was Losing Its Edge. After Iran, Everyone Knows It » — « L’armée américaine perdait de sa supériorité. Après l’Iran, tout le monde le sait » —, paraît au moment où le secrétaire à la Défense Pete Hegseth est auditionné par des parlementaires sur sa gestion du conflit.
Des centaines de milliards sans résultat décisif
Le journal pointe une contradiction structurelle : le budget de défense américain pour l’exercice 2026 a atteint 1 000 milliards de dollars — un niveau historique, selon le Congrès américain —, dont une part significative consacrée à des équipements navals et aériens de haute technologie. Or, selon le New York Times, ces systèmes, conçus pour affronter des adversaires militairement équivalents, se révèlent peu efficaces face à des armements produits en masse à faible coût — drones et missiles — que l’Iran déploie dans la région. Le journal note que l’Ukraine avait déjà livré le même enseignement, sans que Washington en tire de conséquences doctrinales.
Téhéran en position de force malgré l’asymétrie
Téhéran aurait pris le contrôle du détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle transitent environ 20 % des échanges pétroliers mondiaux selon l’Agence internationale de l’énergie. Ses missiles et drones continueraient de menacer les alliés américains dans la région. Le conseil éditorial du New York Times conclut que « d’une manière ou d’une autre, la nation la plus faible se retrouve en position de négociation plus forte », estimant que le succès tactique américain n’a pas produit de victoire stratégique.
Le journal appelle le Congrès, l’administration et le Pentagone à réformer concrètement l’appareil militaire, avertissant que les lacunes révélées en Iran pourraient préfigurer des revers plus graves lors de futurs engagements. L’audition de Pete Hegseth devant le Sénat, en cours ce jeudi, constitue la prochaine échéance politique directement liée à ces critiques.




« les USA étaient mal préparés selon le New York Times »
Les Iraniens par contre les attendaient de pied ferme !