Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont eu un échange téléphonique tendu le 20 mai au sujet des discussions engagées autour d’un possible accord entre Washington et Téhéran. Selon le média américain Axios, les deux dirigeants ont affiché des divergences sur la stratégie à adopter face à l’Iran et sur les efforts de médiation conduits par plusieurs pays de la région.
D’après Axios, qui cite une source américaine ainsi que deux sources israéliennes informées de l’entretien, les discussions portent sur une proposition élaborée par le Qatar et le Pakistan avec la participation de l’Arabie saoudite, de la Turquie et de l’Égypte. Le projet évoqué prévoirait une lettre d’intention entre les États-Unis et l’Iran afin d’ouvrir une période de négociations de trente jours portant notamment sur le détroit d’Ormuz et le programme nucléaire iranien.
Benjamin Netanyahou favorable à une pression accrue
Selon les informations rapportées par Axios, Benjamin Netanyahou se serait montré réservé face au cadre proposé par les médiateurs régionaux. Le dirigeant israélien aurait estimé que les États-Unis devaient poursuivre la pression militaire contre l’Iran afin d’affaiblir davantage ses capacités stratégiques.
Une source américaine citée par le média affirme également que le Premier ministre israélien était « furieux après l’appel ». Ni la Maison-Blanche ni le bureau du Premier ministre israélien n’ont commenté publiquement ces informations. L’administration américaine continue néanmoins de soutenir des discussions indirectes avec Téhéran. Les négociations portent notamment sur les activités nucléaires iraniennes et sur les tensions sécuritaires dans le Golfe.
Des divergences déjà apparues ces derniers mois
Les relations entre Washington et Tel-Aviv avaient déjà connu plusieurs désaccords récents autour de la gestion du dossier iranien et des risques d’escalade militaire au Moyen-Orient. Israël défend régulièrement une ligne plus ferme face à Téhéran, tandis que l’administration américaine maintient des canaux diplomatiques indirects avec les autorités iraniennes.
Le détroit d’Ormuz, évoqué dans les discussions rapportées par Axios, reste un point stratégique majeur pour le commerce mondial du pétrole. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), une part importante des exportations mondiales de brut transite par cette zone maritime située entre l’Iran et Oman. Aucune annonce officielle n’a été faite sur un éventuel calendrier de négociations entre Washington et Téhéran après cet échange entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou.



