La 3e Section de l’Audience provinciale de Madrid a prononcé mercredi 13 mai le classement libre de la procédure pénale ouverte contre le Real Madrid C.F. et son directeur général, José Ángel Sánchez Periáñez, dans le dossier des nuisances sonores liées aux concerts organisés au stade Santiago Bernabéu. La juridiction a fait droit aux recours déposés par les mis en cause, auxquels s’était joint le ministère public, contre une ordonnance du 15 janvier 2026 du juge d’instruction n° 53 de Madrid qui avait acté la poursuite des investigations selon la procédure abrégée.
Une responsabilité pénale écartée et reportée sur les promoteurs
Le texte conclut, selon le communiqué officiel publié par le club madrilène, que ni la société d’exploitation Real Madrid Estadio S.L. ni son dirigeant ne seraient responsables d’une infraction pénale en lien avec les spectacles musicaux organisés dans l’enceinte. L’arrêt désignerait les sociétés promotrices comme responsables du respect des seuils de décibels fixés par la réglementation municipale madrilène. Sollicité par l’AFP, le service de presse des tribunaux de Madrid a indiqué ne pas être en mesure de communiquer publiquement, l’ensemble des parties n’ayant pas encore été notifiées de la résolution.
Une plainte vicinale née de la saison de concerts 2024
L’enquête trouvait son origine dans une plainte déposée par l’Association vicinale des Affectés par le Bernabéu (AVPB), rejointe par six riverains du quartier d’Hispanoamérica. La magistrate instructrice avait estimé en janvier que les concerts organisés entre le 26 avril et le 8 septembre 2024, dont les deux dates de l’artiste américaine Taylor Swift, auraient dépassé les limites sonores autorisées par la mairie. Le club avait suspendu de lui-même les spectacles musicaux à partir de septembre 2024, redirigeant plusieurs événements vers le stade Metropolitano de l’Atlético de Madrid.
Des travaux d’insonorisation toujours en cours
Le Real Madrid a engagé un chantier d’adaptation acoustique pour rendre l’enceinte conforme à l’Ordonnance municipale pour la protection contre la pollution acoustique et thermique (OPCAT), confié au cabinet d’ingénierie Arup. Selon les estimations relayées par la presse spécialisée espagnole, le coût de ces travaux serait compris entre 20 et 25 millions d’euros. Le club a parallèlement laissé entendre que la reprise des concerts demeurerait conditionnée à l’achèvement de ces aménagements et au respect, par les sociétés organisatrices, des seuils réglementaires.
Une procédure parallèle reste ouverte devant le Tribunal supérieur de justice de Madrid, qui avait rouvert un volet administratif portant sur les licences délivrées pour la tenue des concerts au Bernabéu.



