ONU : La Russie et Israël contestent vigoureusement leur ajout à une liste noire des violences sexuelles

Les Nations unies ont placé cette année les forces israéliennes et les forces armées russes sur leur liste des auteurs présumés de violences sexuelles liées aux conflits. Cette inscription figure dans le rapport annuel de l’organisation consacré à ces crimes, dont la publication officielle est prévue vendredi.

Le document, qui recense 77 acteurs étatiques et non étatiques opérant dans une douzaine de pays, fait état d’une augmentation des cas signalés en 2025. Selon l’ONU, les forces israéliennes sont citées pour des allégations relatives au traitement de détenus palestiniens, tandis que les forces russes sont visées pour des faits présumés commis contre des prisonniers de guerre et des civils détenus dans le cadre de la guerre en Ukraine.

Les deux pays dénoncent leur inscription

L’ajout de la Russie et d’Israël à cette liste a provoqué une réaction immédiate de leurs représentants auprès des Nations unies. Moscou a rejeté les conclusions du rapport, qualifiant les accusations de dénuées de fondement.

L’ambassadeur russe à l’ONU, Vassili Nebenzia, a indiqué que son pays préparait un rapport consacré au traitement des prisonniers de guerre russes par l’Ukraine.

Israël a également vivement contesté cette décision. Son ambassadeur auprès des Nations unies, Danny Danon, a accusé le secrétaire général António Guterres de placer son pays au même niveau que des groupes armés déjà présents sur cette liste. Les autorités israéliennes réfutent les accusations formulées dans le rapport.

Une liste qui inclut déjà le Hamas

La liste noire de l’ONU comprend toujours le Hamas, qui y avait été ajouté après les attaques du 7 octobre 2023 en Israël. Ces attaques avaient conduit l’organisation internationale à examiner des allégations de violences sexuelles liées à ce conflit.

L’inscription des forces israéliennes marque toutefois une évolution notable, puisqu’il s’agit de la première fois que celles-ci apparaissent dans ce mécanisme de surveillance mis en place par les Nations unies il y a plus de quinze ans.

Cette décision n’est pas totalement inattendue. Au cours de l’année 2025, plusieurs responsables et experts mandatés par l’ONU avaient déjà évoqué la possibilité d’une inscription d’Israël et de la Russie, à la suite d’allégations documentées concernant des violences sexuelles dans les conflits à Gaza et en Ukraine.

Le rapport doit être officiellement présenté aux États membres de l’ONU dans les prochains jours, alors que le second mandat du secrétaire général António Guterres arrivera à son terme le 31 décembre 2026.

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