Pour Marco Rubio, la Chine fait ce qu’il aurait fait s’il était leur dirigeant : essayer de dominer le monde

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a estimé cette semaine que la Chine poursuit une stratégie qu’il adopterait lui-même s’il dirigeait le pays. Lors d’un entretien accordé à NBC News pendant la visite officielle du président Donald Trump en Chine, il a affirmé que Pékin cherche à « dominer le monde dans toutes ces industries clés de l’avenir ».

Pour le chef de la diplomatie américaine, cette ambition relève d’une logique de puissance. Il a expliqué que les autorités chinoises agissent avant tout dans leur propre intérêt national et que les États-Unis doivent adopter la même approche pour préserver leur compétitivité dans les secteurs jugés stratégiques, notamment les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle, les batteries et les télécommunications.

Une rivalité centrée sur les technologies stratégiques

Les propos de Marco Rubio interviennent alors que Washington et Pékin restent engagés dans une compétition économique et technologique de long terme. Depuis plusieurs années, les administrations américaines successives ont renforcé les restrictions sur l’exportation de certaines technologies avancées vers la Chine, en particulier les composants nécessaires à la fabrication de puces électroniques de pointe.

L’administration Trump défend de son côté une politique visant à relocaliser une partie de la production industrielle et à soutenir les entreprises américaines dans les secteurs considérés comme déterminants pour la croissance et la sécurité nationale.

Un responsable longtemps sanctionné par Pékin

Avant sa nomination à la tête du Département d’État, Marco Rubio figurait parmi les responsables républicains les plus critiques à l’égard du gouvernement chinois. Sénateur de Floride, il avait multiplié les prises de position sur les questions de droits humains, notamment à propos de Hong Kong et du Xinjiang.

En 2020, Pékin avait annoncé des sanctions à son encontre en réponse à ses critiques publiques. Sa récente visite officielle en Chine marque ainsi un contact diplomatique notable entre les deux parties, malgré des divergences persistantes sur les questions commerciales, technologiques et géopolitiques.

Les discussions entre les autorités américaines et chinoises devraient se poursuivre dans les prochains mois sur les échanges commerciaux et les technologies sensibles, deux dossiers au centre de la relation entre les deux premières puissances économiques mondiales.

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