Interpellé lors d’une séance de questions orales au gouvernement ce matin à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur, Maître Bamba Cissé, a indiqué que les prochaines élections locales ne pourront être officiellement lancées qu’après la signature d’un décret présidentiel. Aucune date n’a été communiquée à ce stade.
Le décret présidentiel, préalable au déclenchement du processus
Devant les députés, le ministre Cissé a été direct : son département ne dispose d’aucune marge d’initiative propre pour ouvrir le calendrier électoral. « Nous organisons les élections à partir de ce décret. Nous attendons ce décret », a-t-il déclaré. Cette position renvoie la décision vers la présidence de la République, seule habilitée à enclencher formellement la séquence préparatoire.
Au Sénégal, c’est en effet le président de la République qui, par décret, convoque le corps électoral et fixe la date du scrutin, conformément aux dispositions du Code électoral. Le ministère de l’Intérieur prend ensuite le relais pour coordonner l’ensemble des opérations : révision des listes électorales, déploiement logistique, accréditation des observateurs et organisation matérielle du vote.
Un scrutin attendu en 2026 après les locales de 2022
Les dernières élections locales sénégalaises se sont tenues en janvier 2022. Les mandats des maires et conseillers municipaux étant fixés à cinq ans par la loi, l’échéance électorale se profile pour courant 2026. Le processus de révision des listes électorales, étape obligatoire en amont de tout scrutin, devrait être engagé plusieurs mois avant la date retenue.
La séance de questions orales de ce matin illustre la pression croissante des parlementaires sur le gouvernement pour obtenir une visibilité sur ce calendrier, alors que les acteurs politiques et les collectivités territoriales ont besoin d’un horizon clair pour organiser leurs préparatifs. La publication du décret présidentiel constituera le premier signal officiel du démarrage effectif du processus.



