USA : la Russie rejette la citoyenneté américaine imposée aux enfants de ses diplomates

La Russie n’entend pas reconnaître la citoyenneté américaine attribuée aux enfants de ses diplomates nés sur le sol américain. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, l’a affirmé dans un article dans le quotidien économique russe Vedomosti ce 4 mai, précisant que cette position s’applique à l’ensemble du personnel diplomatique, administratif-technique et consulaire en poste aux États-Unis.

« La partie russe ne reconnaît pas l’imposition de la citoyenneté américaine aux citoyens russes nés dans les familles de notre personnel », a-t-elle écrit, avant d’annoncer que Moscou exigera de Washington une confirmation formelle, cas par cas, que chaque nouveau-né de diplomate russe n’est pas soumis à la juridiction américaine et bénéficie des immunités prévues par les Conventions de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires.

Un principe d’immunité ancré dans le droit international

La position russe s’appuie sur un fondement juridique établi de longue date. Le droit du sol américain, codifié par le 14e amendement de la Constitution de 1868, prévoit lui-même une exception explicite pour les enfants de diplomates étrangers accrédités, qui ne sont pas considérés comme soumis à la juridiction américaine au sens de la clause de citoyenneté. Les Conventions de Vienne de 1961 et 1963 garantissent par ailleurs à ces enfants des immunités personnelles.

Cette clarification de Moscou intervient dans une situation de politisation de la question du droit du sol aux États-Unis. Le 20 janvier 2025, le président Trump a signé un décret visant à mettre fin à la citoyenneté conférée par le droit du sol pour les enfants nés de parents sans statut légal permanent aux États-Unis. Ce texte a déclenché de multiples recours judiciaires et conduit plusieurs tribunaux fédéraux à en bloquer l’application. La Cour suprême a entendu des arguments oraux le 1er avril 2026 dans l’affaire Trump v. Barbara, et une décision est attendue fin juin ou début juillet 2026.

Moscou réclame des garanties écrites pour chaque naissance

Au-delà de la déclaration de principe, la démarche russe a une portée procédurale concrète : le ministère des Affaires étrangères de Moscou entend instaurer un mécanisme de vérification systématique. Pour chaque naissance dans une famille de personnel russe en poste aux États-Unis, les autorités américaines devront fournir une confirmation écrite attestant que l’enfant bénéficie de l’immunité diplomatique et n’est pas enregistré comme citoyen américain.

Cette exigence vise à prévenir toute situation dans laquelle un enfant de diplomate russe se verrait attribuer une nationalité américaine sans le consentement de ses parents, ce qui pourrait créer des complications juridiques au regard du droit russe et des obligations de service des agents diplomatiques concernés.

2 réflexions au sujet de “USA : la Russie rejette la citoyenneté américaine imposée aux enfants de ses diplomates”

  1. Curieux … les mères que je connais ont préféré rentrer au pays pour accoucher. Auprès de leurs familles et amis. Les cliniques russes sont du même niveau que celles des USA, voire mieux dans certains cas 😉

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    • les mots de la bouche d’un russes, sont soit mensonge , soit désinformation ou pire encore un réalité alternative . restez en Russie vous et vos diplomates de pacotille qui ne servent qu’ a faire la propagande du mensonge

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