Face à la multiplication des agressions visant ses ressortissants en Afrique du Sud, le Nigeria étudie la possibilité de mesures de rétorsion sur les plans économique et diplomatique. Le 5 mai, la Chambre des représentants nigériane a voté une résolution demandant des actions contre les autorités sud-africaines ainsi que contre certaines entreprises sud-africaines implantées au Nigeria.
Des sanctions économiques ciblées
Les députés nigérians appellent à retirer les autorisations d’activité accordées à plusieurs grandes entreprises sud-africaines, dont le groupe de télécommunications MTN et le fournisseur audiovisuel DStv. Ils demandent également la suspension des accords commerciaux, diplomatiques et de transport aérien entre les deux pays. Le sénateur Adams Oshiomhole plaide pour une réponse ferme, affirmant que le Nigeria entend réagir vigoureusement aux violences et atteintes subies par ses ressortissants.
Par ailleurs, les autorités nigérianes sont invitées à ouvrir des discussions immédiates avec Pretoria afin de renforcer la protection des citoyens nigérians en Afrique du Sud et d’obtenir des compensations pour les préjudices enregistrés.
Escalade après les violences de fin avril
Cette décision fait suite à une série d’incidents graves survenus en Afrique du Sud entre fin mars et début mai 2026. Des commerces ont été incendiés et des migrants pourchassés dans les rues lors de manifestations anti-immigrants organisées par des groupes tels que l’Opération Dudula. Au moins deux ressortissants nigérians, Ekpenyong Andrew et Amamiro Emmanuel, auraient trouvé la mort dans des incidents distincts liés à ces troubles.
Auparavant, le gouvernement nigérian avait réagi en convoquant le haut-commissaire sud-africain et en annonçant l’organisation de vols de rapatriement volontaire. Plus de 130 Nigérians résidant en Afrique du Sud avaient exprimé leur intention de quitter le pays, craignant pour leur sécurité.
Pression sur les autorités sud-africaines
La Chambre nigériane accompagne ses demandes de sanctions d’injonctions au ministère des Affaires étrangères pour maintenir la pression sur les autorités sud-africaines. Cette escalade intervient alors que l’Afrique du Sud, confrontée à un taux de chômage dépassant 30 %, subit une recrudescence des manifestations xénophobes depuis plusieurs semaines. Le gouvernement sud-africain a dénoncé les violences, mais les mesures prises jusqu’à présent n’ont pas endigué les attaques.




Même au Togo, après l’attaque du Bénin par des mercenaires en 1977, on entendait à Lomé « éhuzu rentre chez toi ». Idem au Gabon. Les africains n’apprécient guerre leurs frères.
En 1983 de mémoire, le Nigéria expulse 1,2 million d’africains en 15 jours via le Bénin. Tout le monde se souvient des hordes de réfugiés démunis, traversant Cotonou, Lomé, Accra et les scènes de panique et de violence à l’aéroport d’Ikeja (Lagos), à l’embarcadère d’Apapa…
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Le prétexte : l’expulsion en 1969 par le Ghana des nigérians
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Tu fais des parallèles d’une ignominie sans fin.
Je ne vois pas le rapport avec ce que les immigrés Africains vivent actuellement en Afrique du sud dans l’indifférence totale du gouvernement de ce pays avec ce que tu racontes plus haut.
La solution radicale de Tinubu devrait être de rompre les relations diplomatiques avec l’Afrique du sud.
Ce que je crois .
« Je ne vois pas le rapport avec ce que les immigrés Africains vivent actuellement en Afrique du sud dans l’indifférence totale du gouvernement »
Le parallèle, c’est que la xénophobie dont nous les africains accusons sans cesse les autres, est une pratique ancienne et répétée en Afrique.
Elle est selon, utilisée par les gouvernements, pratiquée par les populations, et ce sans qu’on ne constate aucune évolution dans la mentalité
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