Bénin: Ce que deviennent les parents de militaires morts au combat

Les mesures de soutien aux soldats blessés au front et aux familles des militaires décédés entrent dans une phase d’application concrète. L’assistance repose sur la loi N° 2022-28 du 7 décembre 2022 et ses décrets d’application. Ce texte organise la prise en charge selon les besoins des bénéficiaires : Pour les militaires blessés : Une gratuité totale des soins médicaux, le versement d’une indemnisation adaptée et des opportunités de reconversion professionnelle. Pour les ayants droit : Le versement d’un capital décès, l’octroi de bourses d’études pour les enfants jusqu’à l’âge de 21 ans, ainsi que des avancements posthumes et des décorations nationales.

Sur le terrain, des officiers supérieurs coordonnent le suivi administratif personnalisé et l’accompagnement psychosocial. L’aide matérielle se traduit par la distribution de cartes d’assurance maladie, de kits alimentaires et de fournitures scolaires. Ce cadre juridique découle d’une initiative gouvernementale, comme l’a rappelé le Général Fructueux Gbaguidi, Chef d’État-major des Forces Armées Béninoises, au micro de Bénin Tv : « Diverses dispositions ont été mises en place par le gouvernement pour accompagner les blessés, mais également les ayant droit à des personnels décédés. C’est ainsi qu’un projet de loi a été introduit par le gouvernement à l’Assemblée nationale ».

L’application des prestations confirmée par les familles

Les proches des soldats décédés confirment l’effectivité de ces prestations. Interrogés par Bénin Tv, les bénéficiaires indiquent avoir perçu le capital décès et la subvention d’études pour la scolarisation des enfants. L’accès gratuit aux soins de santé, la fourniture des médicaments ainsi que la distribution de vivres en décembre font partie des aides directement délivrées aux familles. Une veuve, ayant requis l’anonymat, a détaillé la répartition de ces droits à la même source : « Les enfants ont eu leur part. Moi, leur mère, j’ai reçu la mienne. Il en est de même pour mon beau-père et ma belle-mère. Même si je meurs aujourd’hui, je sais que les enfants bénéficient des biens de leurs pères. La dame du centre social vient nous rendre visite ». Notons que ces mesures interviennent dans un contexte où au cours de ces dernières années, plusieurs militaires ont perdu la vie après les attaques de djihadistes au Nord du Bénin.

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